{"id":10664,"date":"2022-01-28T15:28:39","date_gmt":"2022-01-28T14:28:39","guid":{"rendered":"http:\/\/mimirando.fr\/?p=10664"},"modified":"2022-01-28T15:28:39","modified_gmt":"2022-01-28T14:28:39","slug":"un-peu-dhistoire-sur-la-psychiatrie-a-bourg-en-bresse","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/mimirando.fr\/?p=10664","title":{"rendered":"un peu d&rsquo;histoire sur la psychiatrie \u00e0 Bourg en Bresse!"},"content":{"rendered":"<p>L\u2019HISTOIRE DE LA PSYCHIATRIE DANS<br \/>\nBOURG-EN-BRESSE<br \/>\n1) L\u2019h\u00f4pital Sainte-Marie<br \/>\n(12e\/13e si\u00e8cle &#8211; 1789)<br \/>\nL\u2019h\u00f4pital Sainte-Marie se trouvait au bas de la rue d\u2019Espagne.<br \/>\n\u00c0 cette \u00e9poque, le terme h\u00f4pital renvoie \u00e0 \u00ab l\u2019hospitalit\u00e9 \u00bb et<br \/>\npas aux soins ; il accueillait vagabonds, orphelins ou enfants<br \/>\nabandonn\u00e9s, pauvres et ali\u00e9n\u00e9s et comptait sur la charit\u00e9<br \/>\npublique. Les ali\u00e9n\u00e9s les plus agit\u00e9s \u00e9taient enferm\u00e9s dans<br \/>\ndes loges du sous-sol.<br \/>\nIl est transf\u00e9r\u00e9 en 1652 vers la rue Neuve (l\u2019actuelle rue<br \/>\nThomas Riboud), prenant la d\u00e9nomination officielle d\u2019H\u00f4tel-<br \/>\nDieu de Bourg.<br \/>\n2) Tour des champs<br \/>\n(16e\/17e si\u00e8cle &#8211; 1824)<br \/>\nLa Tour des champs, situ\u00e9e sur les anciennes fortifications de<br \/>\nla ville, est la prison de Bourg-en-Bresse. Dans cette tour<br \/>\nde briques rouges octogonale, les ali\u00e9n\u00e9s qui s\u2019y retrouvent<br \/>\nemprisonn\u00e9s font face \u00e0 la violence et \u00e0 l\u2019exploitation aussi<br \/>\nbien de la part des gardiens que des co-d\u00e9tenus. La Tour<br \/>\ndes Champs \u00e9tait situ\u00e9e tout pr\u00e8s de l\u2019\u00e9glise Notre-Dame,<br \/>\n\u00e0 l\u2019emplacement actuel de l\u2019AVEMA (Association d\u2019aide aux<br \/>\nvictimes et m\u00e9diation de l\u2019Ain).<br \/>\n3) Premier H\u00f4tel-Dieu (h\u00f4pital g\u00e9n\u00e9ral)<br \/>\n(1652 &#8211; 1790)<br \/>\nIl s\u2019installe vers 1652 dans des b\u00e2timents autour de la rue<br \/>\nNeuve (actuelle rue Thomas-Riboud). Il prend la suite<br \/>\nde l\u2019h\u00f4pital Sainte-Marie, trop exigu et insalubre. Une<br \/>\ncongr\u00e9gation hospitali\u00e8re de B\u00e9ziers en reprend la charge<br \/>\n\u00e0 cette \u00e9poque. Elle cr\u00e9e une apothicairerie. L\u2019H\u00f4tel-Dieu<br \/>\ndispose de 46 lits, o\u00f9 se serrent souvent deux personnes.<br \/>\nIl fonctionne jusqu\u2019en 1790 (ouverture de l\u2019H\u00f4tel-Dieu du<br \/>\nboulevard de Brou).<br \/>\nR\u00e9f.: L\u2019ouvrage Bourg-en-Bresse une \u00e9pop\u00e9e humaine et urbaine reproduit une s\u00e9rie de plans du 16e au 19e si\u00e8cle o\u00f9 figurent les<br \/>\nemplacements de la Tour des champs et d\u2019autres lieux mentionn\u00e9s ici. (Ouvrage r\u00e9alis\u00e9 sous la direction de Paul Cattin et<br \/>\nJean-Marc Gerlier, Cleyriane Editions, dec. 2018).<br \/>\nDessins : Antonin Guillot-Vignot<br \/>\nDocument r\u00e9alis\u00e9 dans le cadre de l\u2019exposition \u00ab Le Centre Psychoth\u00e9rapique de l\u2019Ain, des<br \/>\nespaces et des Hommes \u00bb, du 21 septembre au 20 d\u00e9cembre 2019 au CPA \u00e0 Bourg-en-Bresse.<br \/>\n4) L\u2019hospice de la Charit\u00e9<br \/>\n(1750-1869)<br \/>\nIl ouvre en 1750 sur le faubourg de M\u00e2con, gr\u00e2ce au legs<br \/>\nd\u2019Anne-Marie Crollet. L\u2019\u00e9tablissement est g\u00e9r\u00e9 par les Soeurs<br \/>\nde la Charit\u00e9. L\u2019hospice prend en charge \u00ab des orphelins, des<br \/>\nvieillards et des insens\u00e9s \u00bb, puis des enfants \u00ab sourds, muets,<br \/>\naveugles ou estropi\u00e9s \u00bb, qui ne peuvent trouver un emploi<br \/>\ndans les fermes. Au cours du 19e si\u00e8cle, l\u2019hospice se consacrera<br \/>\nexclusivement aux personnes \u00e2g\u00e9es.<\/p>\n<p>5) Nouvel H\u00f4tel-Dieu<br \/>\n(1790)<br \/>\nLe premier H\u00f4tel-Dieu \u00e9tant d\u00e9labr\u00e9 et trop petit, le lieutenant de<br \/>\nBresse, M. de Raimondis, recommande en 1774 la construction d\u2019un<br \/>\nnouvel \u00e9tablissement. L\u2019emplacement est choisi \u00e0 l\u2019ext\u00e9rieur de la ville,<br \/>\nau faubourg de Brou. Ses plans sont con\u00e7us sur les conseils du<br \/>\nchirurgien Buget. Il comporte 170 lits (dont l\u2019essentiel<br \/>\ndans deux vastes salles de 78m de long et 5m sous<br \/>\nplafond, l\u2019une pour les hommes et l\u2019autre pour les<br \/>\nfemmes). En 1790, les malades sont transf\u00e9r\u00e9s au sein<br \/>\nde ce nouvel \u00ab Hospice d\u2019Humanit\u00e9 \u00bb (selon les termes<br \/>\nde l\u2019\u00e9poque). Il est g\u00e9r\u00e9 par les Soeurs de Saint-Joseph<br \/>\n\u00e0 partir de 1824.<br \/>\n6) Premier d\u00e9p\u00f4t de mendicit\u00e9<br \/>\n(vers 1764 &#8211; 1790) ou bic\u00eatre<br \/>\nLes d\u00e9p\u00f4ts de mendicit\u00e9 ont \u00e9t\u00e9 institu\u00e9s par<br \/>\nordonnance royale en 1767. Ils sont destin\u00e9s \u00e0 enfermer<br \/>\nles mendiants, les vagabonds et plus g\u00e9n\u00e9ralement<br \/>\ntous les ind\u00e9sirables. Le premier d\u00e9p\u00f4t de mendicit\u00e9<br \/>\nde Bourg-en-Bresse se trouvait \u00e0 l\u2019angle du faubourg<br \/>\nde Lyon et du chemin de ronde (soit l\u2019emplacement<br \/>\ndu lyc\u00e9e Marcelle Pard\u00e9). S\u2019y entassent les vagabonds<br \/>\nde Bresse, de la Dombes, du Pays de Gex et m\u00eame du<br \/>\nM\u00e2connais. Il comportait des cachots en sous-sol, au<br \/>\nniveau du sol avec des murs \u00e9pais et des loges vo\u00fbt\u00e9es<br \/>\ndans la cour.<br \/>\nLes valides travaillaient (ils cardaient et filaient la laine),<br \/>\nles profits \u00e9tant partag\u00e9s entre un p\u00e9cule pour eux et la<br \/>\nr\u00e9mun\u00e9ration du personnel.<br \/>\n7) Second d\u00e9p\u00f4t de mendicit\u00e9<br \/>\n(1811-1823)<br \/>\nLa R\u00e9volution s\u2019\u00e9tait \u00e9lev\u00e9e contre le \u00ab renfermement des pauvres \u00bb et avait supprim\u00e9 les d\u00e9p\u00f4ts<br \/>\nde mendicit\u00e9. Or d\u00e8s 1810, un d\u00e9cret de Napol\u00e9on Ier recr\u00e9e un d\u00e9p\u00f4t de mendicit\u00e9 dans chaque<br \/>\nd\u00e9partement. Celui de l\u2019Ain est am\u00e9nag\u00e9 dans les b\u00e2timents et d\u00e9pendances de l\u2019ancien couvent des<br \/>\nAugustins de Brou, confi\u00e9 aux religieuses de Saint-Augustin. Deux des cours \u00e9taient r\u00e9serv\u00e9es aux<br \/>\nali\u00e9n\u00e9s et la troisi\u00e8me aux mendiants. Il y avait \u00e9galement des loges cadenass\u00e9es pour les d\u00e9tenus<br \/>\nali\u00e9n\u00e9s, deux salles pour le travail, une salle de bain, une buanderie, des b\u00fbchers et des lieux d\u2019aisance<br \/>\ncommuns. Il pouvait accueillir 150 \u00e0 200 personnes. \u00c0 partir de 1812, les soeurs de Saint-Joseph<br \/>\nprennent le relais pour tenter de g\u00e9rer ce \u00ab refuge \u00bb.<br \/>\nLa monarchie est r\u00e9tablie d\u00e8s 1814 ; elle supprime les d\u00e9p\u00f4ts de mendicit\u00e9, sans pouvoir fermer les<br \/>\nlieux. La situation perdure jusqu\u2019en 1823, lorsque les lieux sont affect\u00e9s au s\u00e9minaire que r\u00e9clame<br \/>\nle tout nouveau dioc\u00e8se de Belley. Dans les faits, les ali\u00e9n\u00e9s ne pouvant \u00eatre transf\u00e9r\u00e9s ailleurs, la<br \/>\ncohabitation s\u2019installe pendant quelques temps entre s\u00e9minaristes et ali\u00e9n\u00e9s.<br \/>\n8) L\u2019asile du Clos des Lazaristes<br \/>\n(1825-1861)<br \/>\nEn 1824, la pr\u00e9fecture de l\u2019Ain acquiert le Clos des Lazaristes, situ\u00e9<br \/>\navenue du Mail, \u00e0 c\u00f4t\u00e9 du couvent des Capucins, pour y transf\u00e9rer<br \/>\nles ali\u00e9n\u00e9s qui doivent lib\u00e9rer le d\u00e9p\u00f4t de Brou pour laisser toute la<br \/>\nplace au s\u00e9minaire.<br \/>\nIl s\u2019agit d\u00e9sormais d\u2019un asile, d\u00e9di\u00e9 uniquement aux ali\u00e9n\u00e9s. La<br \/>\npr\u00e9fecture confie sa gestion aux fr\u00e8res de Saint-Jean-de-Dieu, qui<br \/>\nbaptisent l\u2019\u00e9tablissement Saint-Rapha\u00ebl. Rapidement, un asile<br \/>\nsimilaire ouvre pour les femmes (sorties \u00e9galement du d\u00e9p\u00f4t de<br \/>\nBrou), \u00e0 l\u2019emplacement actuel de Sainte-Madeleine. Il est confi\u00e9 aux<br \/>\nsoeurs de Saint-Joseph. En 1834, elles se retrouvent \u00e0 g\u00e9rer \u00e9galement<br \/>\nl\u2019asile pour hommes, qu\u2019elles rebaptisent Saint-Lazare.<br \/>\nEn raison de son \u00e9tat sanitaire trop d\u00e9grad\u00e9, il fermera en 1861 et<br \/>\nles ali\u00e9n\u00e9s emm\u00e9nageront \u00e0 l\u2019asile Saint-Georges que les Soeurs ont fait<br \/>\nconstruire au lieu-dit Cu\u00e8gre, entre Bourg-en-Bresse et Viriat.<br \/>\n9) L\u2019asile\/l\u2019h\u00f4pital Sainte-Madeleine<br \/>\n(1825 &#8211; 2001)<br \/>\nL\u2019asile Sainte-Madeleine est ouvert en 1825 pour<br \/>\naccueillir les femmes ali\u00e9n\u00e9es de l\u2019ancien d\u00e9p\u00f4t de<br \/>\nmendicit\u00e9 de Brou. L\u2019\u00e9tablissement est confi\u00e9 aux Soeurs<br \/>\nde Saint-Joseph. \u00c0 l\u2019\u00e9poque l\u2019asile se situe \u00e0 l\u2019ext\u00e9rieur de<br \/>\nla ville, bord\u00e9 par le chemin de ronde, la promenade du<br \/>\nMail, des jardins clos et des champs. L\u2019\u00e9tablissement est<br \/>\nreconnu par ordonnance royale le 1er f\u00e9vrier 1829. Il est<br \/>\nagrandi progressivement en gagnant sur les \u00ab terres du<br \/>\nMail \u00bb puis les terrains dits \u00ab du fond du jardin \u00bb.<br \/>\nL\u2019association ORSAC reprend les deux \u00e9tablissements<br \/>\nen 1971. L\u2019h\u00f4pital Sainte-Madeleine fusionne alors<br \/>\navec l\u2019h\u00f4pital Saint-Georges pour devenir le Centre<br \/>\nPsychoth\u00e9rapique de l\u2019Ain.<br \/>\nAu d\u00e9but des ann\u00e9es 2000, tous les services sont<br \/>\nregroup\u00e9s sur le site de Saint-Georges et les terrains de<br \/>\nla Madeleine sont vendus en 2001 au Conseil G\u00e9n\u00e9ral de<br \/>\nl\u2019Ain.<br \/>\n10) L\u2019asile\/l\u2019h\u00f4pital Saint-Georges<br \/>\n(1861-aujourd\u2019hui)<br \/>\nL\u2019asile Saint-Georges nait de la volont\u00e9 de la<br \/>\nCongr\u00e9gation des Soeurs de St-Joseph de remplacer<br \/>\nl\u2019asile Saint-Lazare dont l\u2019\u00e9tat sanitaire est trop<br \/>\nd\u00e9grad\u00e9. Elle acquiert en mai 1855 la propri\u00e9t\u00e9 de<br \/>\nCu\u00e8gre (78 hectares), situ\u00e9e sur les communes de<br \/>\nBourg-en-Bresse et de Viriat, afin de construire un<br \/>\nnouvel asile pour hommes. L\u2019architecte est Louis<br \/>\nDupasquier. En 1861, l\u2019asile est nomm\u00e9 Saint-<br \/>\nGeorges (pr\u00e9nom de l\u2019\u00e9v\u00eaque de Belley), au moment<br \/>\no\u00f9 la pr\u00e9fecture de l\u2019Ain le reconna\u00eet. La chapelle est<br \/>\nconstruite en 1886. Lors de sa reprise par l\u2019ORSAC,<br \/>\nen 1971, l\u2019h\u00f4pital Saint-Georges fusionne avec<br \/>\ncelui de Sainte-Madeleine et devient le Centre<br \/>\nPsychoth\u00e9rapique de l\u2019Ain.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L\u2019HISTOIRE DE LA PSYCHIATRIE DANS BOURG-EN-BRESSE 1) L\u2019h\u00f4pital Sainte-Marie (12e\/13e si\u00e8cle &#8211; 1789) L\u2019h\u00f4pital Sainte-Marie se trouvait au bas de la rue d\u2019Espagne. \u00c0 cette \u00e9poque, le terme h\u00f4pital renvoie \u00e0 \u00ab l\u2019hospitalit\u00e9 \u00bb et pas aux soins ; il accueillait vagabonds, orphelins ou enfants abandonn\u00e9s, pauvres et ali\u00e9n\u00e9s et comptait sur la charit\u00e9 publique. &hellip; <\/p>\n<p class=\"link-more\"><a href=\"https:\/\/mimirando.fr\/?p=10664\" class=\"more-link\">Continuer la lecture<span class=\"screen-reader-text\"> de &laquo;&nbsp;un peu d&rsquo;histoire sur la psychiatrie \u00e0 Bourg en Bresse!&nbsp;&raquo;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_mi_skip_tracking":false,"_exactmetrics_sitenote_active":false,"_exactmetrics_sitenote_note":"","_exactmetrics_sitenote_category":0,"ngg_post_thumbnail":0,"footnotes":""},"categories":[17],"tags":[],"class_list":["post-10664","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-la-minute-culturelle"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/mimirando.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/10664","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/mimirando.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/mimirando.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/mimirando.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/mimirando.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=10664"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/mimirando.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/10664\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":10665,"href":"https:\/\/mimirando.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/10664\/revisions\/10665"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/mimirando.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=10664"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/mimirando.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=10664"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/mimirando.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=10664"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}