Cerdon jeudi 16 Avril 2026

Cette fois je vais être réconcilié avec la météo à Cerdon après une reco maussade il y a un mois de là!C’est donc par un beau temps frais que 16 mimirandonneurs se retrouvent sur le petit parking tout proche de la mairie.Tout y est:les toilettes,la tranquillité,l’ombre et un bistrot à proximité…Un groupe de Beynost,les Pas terribles,est là aussi pour en découdre avec un relief typé moyenne montagne.D’entrée de jeu nous abordons une « côtelette » pour remonter le vallon de Pont de Préau qui mène au col de Montrottier avec de chaque côté des vignes bien entretenues et fraichement taillées.Sur la droite,l’ancienne tour de Mérignat veille sur nous alors que le troupeau admire la floraison de deux paulownias en bordure d’un chemin qui arrive à Préau.Ce hameau de Cerdon(750 hab) est un lieu fréquenté par de nombreux cyclistes mais quand Bernard passe par ici,pas le temps de visiter la chapelle.Ce sera chose faite,les portes étant ouvertes .Une pause boisson,la liste des péchés sans doute trop longue pour se confesser et direction la rue de la Cartonnerie.

Ces bâtiments sont devenus une friche industrielle et ont été les précurseurs du recyclage du papier dans les années 80-90.Le souvenir de nos diverses associations locales qui faisaient le tri journaux/magazines et les amenaient dans ces locaux et se faisaient un pécule non négligeable.Mais comme toute bonne chose à une fin,la filière s’est essoufflée!

Nous remontons le bief de la Moréna et ses eaux limpides mais pas question de prendre la direction de la cascade de la Fouge,ce sera tout à gauche pour franchir le col du Point du Jour.Grimpette pas facile,surtout ne pas partir sur un faux rythme en fonction de la condition physique du jour,tout le monde fait « groupir »quand la pente s’adoucit et offre un espace pour accueillir ceux qui ont besoin de retrouver un second souffle!

Là-haut les vignes ne sont pas encore taillées avec le risque de gelées tardives!Le large chemin blanc que l’on emprunte avec une multitude d’orchis va nous guider vers le 1 er objectif de la journée:le site du drapeau!Je n’avais guère apprécié la beauté du paysage il y a quelques temps dans le vent et sur un terrain glissant,alors méfiance pour découvrir cet étendard planté par des conscrits en 1877 face à la vierge du mont Carmier,peut-être par provocation….Une grimpée courte mais raide et nous voilà sur le promontoire,avec vue plongeante sur Cerdon et ses alentours pour une leçon de géographie!La place est quand même exiguëe,les gens sujets au vertige prévenus et la redescente demande une attention de tous les instants pour profiter du pique-nique dans une prairie à l’herbe rase et parsemée de fleurs.

En contre bas la désormais RD 1084 dite route de Genève,est bien plus calme depuis que l’A40 traverse le département.La traversée de cet axe se fait sans problème et nous débouchons au lieu-dit la Suisse comme un symbole.Des panneaux explicatifs d’un sentier d’interprétation local attirent notre attention et le domaine de la Cuivrerie se trouve sur notre chemin!Et dire qu’il y a une vingtaine d’années en arrière le « fantasticable » débouchait au-dessus de nos têtes en partant du resto le Panoramique !

Pour rejoindre le 2ème but de la sortie pas de tire-fesse,la montée du cimetière se révèle douloureuse pour les mollets et heureusement un muret bien à l’ombre fait redescendre la température tout en étant admiratif devant un tombeau: ce monument a été érigé pour remercier un riche soyeux lyonnais qui avait fait don de sa fortune à la commune…Un peu d’oxygénation et la rampe s’adoucit pour rallier un des points remarquable de l’Ain:la vierge de Carmier,point de vue incontournable!

Tout tes les soirs,à tour de rôle 4 couples de Cerdonnais montent pour éclairer la statue.Le GPS me joue des tours,que ce cela ne tienne,Jacky a le sien en secours et nous guide sur une trace fréquentée par des ânes.Certes,par endroit,les arbres couchés encombrent le passage mais le point de ralliement au pied de la cascade de la Cula(z)est trouvé.

Le paysage de carte postale et le bief de Veyron sera notre fil conducteur jusqu’au village où sont recensées pas moins de 19 fontaines,dommage ce n’est pas le fameux vin qui y coule!Le troquet du coin fera l’affaire avec son tenancier fort sympathique…



 

Montmerle/Saône jeudi 9 Avril 2026

« Clac,clac,clac »ce bruit insolite revient à nos oreilles à chaque fois qu’une voiture passe sur le pont de Montmerle qui enjambe la Saône .Souvenirs , souvenirs , en 2019, nous étions au même endroit à quelques jours près pour faire cette sortie.Ce pont suspendu date de 1835 et avait un tablier en bois jusqu’en 1972, jour où un camion citerne est passé à travers!Depuis ce sont des travées en alliage d’aluminium qui ont été installées d’où cette sonorité atypique…

Nous sommes 17 à emprunter la voie bleue qui relie la Moselle à Lyon ,alors méfiance nos écarts pourraient être fatal aux cyclistes qui sont légion .Beaucoup de familles flânent sur le chenal ,quelques pêcheurs aussi profitent de la fraicheur matinale et d’une petite brise.Le camping *** encore désert est bordé de magnifiques platanes qui attirent notre attention:des marques peintes en bleu marquent la montée des eaux lors de certaines crues.Impressionnant et pourtant celle de 2001 n’est pas si lointaine que ça! D’énormes pieux sont dressés pour accueillir des péniches en difficulté mais cela ne risque pas d’arriver aujourd’hui,le courant est imperceptible ,même que c’est à se demander que quel côté l’eau coule!

L’Appéum,la rivière locale franchie,fini la platitude avec une petite grimpette qui nous fait parvenir à Lurcy et son resto fermé.Petit détour vers son château et le paysage change de physionomie avec en fond d’écran les Monts du Beaujolais . Nous arpentons le plateau au milieu des champs de céréales, des semis de maïs récents , des colzas en pleine floraison sous une chaleur maintenant bien présente!Et toujours de nombreux hameaux bien peuplés avec des demeures huppées dont la majorité des habitants vont à Villefranche(12kms)Belleville(6 kms) pour le travail.Tout près de cette petite route il y a bien le joli château de Francheleins mais depuis 2019 il est devenu propriété privée alors allons directement pique-niquer à la chapelle d’Amareins,ne changeons pas nos habitudes!

Le gazon est tondu,un peu d’ombre pour certains,d’autres au soleil,de quoi faire une bonne sieste ensuite!Mais Roger n’est pas au mieux,la faute à un faux pas qui lui a causé des douleurs à son genou récalcitrant depuis quelques semaines.La genouillère,un doliprane,les bâtons, l’absence de Marie Martine pour lui faire une imposition des mains.Faut-il envisager l’abandon?Prier le bon Dieu dans la chapelle?Et pourquoi pas demander de l’aide à une dame qui vient de fleurir une tombe?Elle aussi randonneuse,elle est prête à redescendre l’ami Roger aux voitures!

Quelque peu rassurée par cette rapide prise en main,la troupe repart d’un bon pas pour atteindre le point culminant de la sortie au niveau des châteaux d’eau ; il n’y a plus qu’à se laisser glisser sur un long faux plat descendant toujours à travers divers lotissements.Le site des « Minimes »se présente à nous dans son écrin de verdure avec sa tour et son église en rénovation.Sur le parvis de cette dernière,la vue est plongeante sur les méandres du fleuve et c’est vrai que l’agglomération de Belleville est vraiment toute proche.

Le temps pour certains squelettes arthrosiques de descendre les escaliers pavés et c’est le moment de prendre des nouvelles de notre « éclopé »qui nous attend sagement à l’ombre,au pied du parking!La dernière fois que l’on était là, Mick Micheyl mourrait,la prochaine fois on pourra dire que c’est le jour où Roger a coupé le circuit avec une charmante dame…. la rando se termine en sirotant une mousse au bistrot du coin,tenu par un ancien cycliste pro bien connu des initiés dans le secteur:Thierry Laurent

NB:https://www.leprogres.fr/culture-loisirs/2025/08/15/il-y-a-200-ans-la-chapelle-des-minimes-etait-restauree-en-moins-de-100-jours

https://www.leparisien.fr/etudiant/sortir/li-tour-des-minimes-montmerle-sur-saone/



 

Chavannes sur Suran jeudi 2 Avril 2026

C’est par un temps sec , sous un ciel bleu avec quelques nuages passagers et un vent du nord bien présent que 18 randonneurs se retrouvent sur le parking au départ du « circuit d’interprétation des traces de castor et de l’eau »à Chavannes sur Suran…Autant le dire tout de suite,nous ne verrons pas la bestiole et ses barrages!Le sentier bien balisé est l’occasion de voir le village sous un autre angle avec à son extrémité une cheminée d’un autre temps.(cf article ci-dessous)

L’option de prendre un raccourci est -elle la bonne décision?La trace envisagée est bien là mais a l’air peu fréquenté par les chasseurs.On a connu pire et après tout il n’y a pas de ronces,l’ennemi n°1 du randonneur.Petit gymkhana parmi les arbres couchés,les troncs morts,les branches qui craquent sous nos pieds et le groupe arrive à un single plus ouvert.Ce moment de solitude nous a permis de constater de près que les buis reprennent vigueur.Et … aussi de sortir de notre zone de confort.Bizarre de disserter de ce sujet au milieu de nulle part!Sorti de ce passage délicat,nous retrouvons l’autoroute avec des panneaux explicatifs:la source secrète,la grotte,les pelouses sèches,belvédère sur la vallée du Suran.Au fond,à droite le Mt Nivigne,plus haut sommet du Revermont,les hameaux de Rosy et Ceillat en face,le moulin Convert en contre bas….

Au bout d’un long cheminement on a l’impression qu’un micro-climat bien agréable s’est installé; soudainement au détour d’une ravine des maisons apparaissent:nous sommes à Chavuissiat le Petit.Une bâtisse XXL est en cours de réhabilitation au milieu d’autres demeures en bon état.C’est aussi le lieu de mes premières vacances,à 16 ans,ici chez ma marraine , où j’ai découvert la joie de faire de grandes virées à pied ou à vélo en toute liberté!Le Suran est franchi au niveau d’une centrale hydro électrique désaffectée et la bise qui s’engouffre en longeant la rivière est toujours bien présentes.Vite,un virage à 90° et la petite route nous mène à Corcelles où les habitations se touchent les unes aux autres .

Patrick,mon ancien collègue habite l’une d’elles et l’on ne va tarder de traverser une de ses pâtures avec les chevaux qui paissent.Le single serpente au milieu des bosquets dans de petites combes avec la nette impression de vivre hors du temps.Un oiseau souffrant au bord du chemin et Pagneul a été plus rapide que Chantal.Elle pour sauver le volatile,lui pour abréger sa souffrance…Une dernier petit raidard et la vue se dégage pour visionner le chemin parcouru depuis le début de la rando, en particulier la route qui monte à Arnans,là où Roger faisait ronfler le moteur même si « ce n’était pas bon pour la planète ». Martine en profite pour dire aux retardataires sa blague de » la Brigitte »et provoquer à nouveau l’hilarité du public!

Le clocher apparait en contrebas et après une petite descente nous déambulons dans cet ancien village fortifié situé en limite de la Franche Comté ( impasse des remparts ) .Certaines rues évoquent le passé , n’oublions pas que Chavannes a été un secteur très actif durant la Résistance et a subi les exactions allemandes en 1944 .Nous voilà devant le moulin pigeonnier avec l’inspection par nos spécialistes des anciens vannages,emplacements des roues et autres turbines …

Le retour se fait par les ruelles traversées par des courants d’air et passons devant l’ancienne fromagerie équipée du lavoir autrefois lieu de labeur mais aussi de médisances et de commérages.Laissons les « qu’en dira t’on  » sous ce temple , allons plutôt fêter l’anni de notre ami Ponpon ,né un 1er avril!

Ce que dit Chat GPT sur le genre de cheminées que l’on a vu!



St Eloi jeudi 26 Mars 2026

La menace d’une météo un peu capricieuse,le temps de trajet,les malades,les blessés,les RDV,nous sommes 8 a vouloir  randonner pour la première fois à St Eloi.Ce petit village de moins de 600 habitants est bien structuré et se situe à la frontière du plateau des Dombes et de la Côtière.Un beau parking proche de l’école,de la garderie,d’un city-stade et d’une hall ouverte fera l’affaire.Nous sommes proches de Meximieux et de Pérouges.Un château d’eau sera notre seul point de repère de l’après-midi,ce qui veut dire aussi que l’on est sur une hauteur!

Un large chemin et déjà un premier étang se présente à nous avec comme horizon de gros nuages noirs qui défilent à toute vitesse….Joli fond d’écran avec quelques belles photos que Nelly va se charger de nous procurer.Un ancien balisage inédit sur un sapin nous interpelle:nous sommes sur un chemin de pèlerinage qui va de Vézelay à St François d’Assise et qui passe à Ars.Un groupe rencontré est-il sur cette voie?

Et l’on croise aussi une installation insolite qui permet d’épancher du lisier au plus près du sol avec une rampe pour éviter le lessivage en cas de pluie et ….sans odeur persistante! Renseignements pris,c’est la CUMA de Servas qui fait ce genre de travail.

Avec le vent dans le dos nous progressons d’un bon pas avec pas mal d’étendues d’eau par-ci-par-là .Sans prévenir du grésil rebondit sur le sol,sur nos capuches quelques instants sans nous perturber plus que ça pour arriver à la limite de la commune de Pèrouges.Là changement de cap,virage à 180° ce qui veut dire aussi bise dans le nez!Nous abordons les hameaux de La Glaye et du Mas Pussier avec vue partiellement dégagée sur les montagnes au-dessus de Lagnieu blanchies par la neige récente…La descente d’un vallon bien abrité avec une profusion d’ail des ours permettra-t-elle de vérifier la légende qui dit cette plante éloigne les vampires?

En tout cas dans le creux de ce havre de paix coule un bief:le Longevent classé en 1ère catégorie de pêche.Une bonne remontée et tout là-haut Éole n’a pas fermé les vannes!Ne nous attardons pas devant un portail d’un autre âge et filons droit devant.Ce qui n’empêche pas à Brigitte de remarquer:

-« Roger,on est déjà venu ici,Gilbert on est où? »- Au domaine de la Grive!…Les Berthiller en cœur:-« mais on a des amis qui habitent dans cette maison! ». Et là,un monsieur débouche en 4×4 d’un chemin empierré.C’est Christian ,la connaissance de nos collègues qui est au volant!Quel hasard….Les salutations faites,on est invité à boire  à l’abri du froid ,au domaine.Dans la cour tout est nickel et les conversations s’engagent naturellement.A l’évocation de Montcet,le couple se souvient très bien  d’une visite dans les poulaillers de Michel à Iselet pour les volailles label rouge.Ça tombe bien,son épouse Florence est parmi nous,le monde est décidément bien petit.

La maitresse de maison nous sert café et infusion dans une pièce de cette vaste bâtisse qui a servi de résidence à de riches passementiers et soyeux lyonnais :les familles Fournier et Perrin.Parmi eux un certain Marie-Louis-Jean Perrin dit Sainte-Marie Perrin, maître d’œuvre de Bossan, architecte de Fourvière et de la basilique d’Ars. Pour la petite histoire, la fille de Sainte-Marie Perrin, prénommée Reine fut l’épouse de Paul Claudel.
La famille Fournier a habité la Grive. Ils furent également propriétaires de l’école religieuse de filles de Saint Eloi. La nièce de Mr Fournier, Pauline Jaricot, était religieuse. Elle a fait des séjours à la Grive. Cette religieuse est bien connue à Lyon pour avoir secouru et soigné les canuts durant les révoltes. Elle a été béatifiée en 2022 pour la fondation de “l’œuvre de la propagation de la foi”.

Mais il faut repartir.Le choc thermique nous ramène à la réalité.les capuches sont de rigueur pour observer dans le parc animalier voisin les paons qui crient à tue-tête avec un nandou qui nous rend visite.Plus qu’une combe à remonter,un virage à 90° et une averse de grêlons nous surprend et fouette les visages.Heureusement,un bosquet atténue cette giboulée avant la remontada pour atteindre l’église sous le soleil.Une rando qui devait être ordinaire va s’inscrire dans nos mémoires comme le jour où on a mangé les bugnes au château Genoud à Certines!



 

St Trivier/Moignans jeudi 19 Mars 2026

Tout le monde situe St Trivier sur Moignans mais  depuis la création de la rocade qui contourne le village  les automobilistes ignorent cette petite cité  pourtant siège des ETS Bernard ( céréales ) et des cycles Mavic….  Le dernier bistrot a fermé  et cela n’incite pas à s’arrêter .Au lieu de rdv sur la place intimiste de la mairie nous sommes 12 à vouloir découvrir la campagne environnante en longeant la RD 936.Un petit tour par le majestueux monument aux morts,où aucun Poncet ne figure,et c’est derrière des glissières de sécurité que l’on s’enfonce dans un paysage de grandes parcelles agricoles après avoir dépassé un hameau de « ferrailleurs ».

Cela fait maintenant plusieurs années qu’à chaque sortie on voit des haras.Et bien la règle est respectée avec des grandes longueurs de lisse-paddock qui parquent des chevaux de course.Encore quelques hectomètres et nous arrivons au lieu-dit Montagneux.L’église de Montagneux est mentionnée dans les ouvrages dès 944 lorsqu’une dame Gisèle et son fils Hugues en font le don à l’abbaye de Cluny pour le repos de leur époux et père, Bermon, seigneur de Bouligneux.Des textes nous apprennent qu’en 1614, le sanctuaire et le clocher étaient ruinés, qu’il ne restait plus alors que la nef avec un seul autel. Le chœur et l’abside furent alors reconstruits peu après cette date dans le style roman primitif à peine modifié.Le clocher, démoli pendant la révolution, ne fut pas reconstruit. Une des trois cloches de l’église de Saint-Trivier provient de la chapelle de Montagneux.

Un petit tour de l’édifice et un large chemin mi-empierré,mi- herbeux nous fait pénétrer dans un paysage typique des Dombes:de grands champs prêts à être labourés,des taillis pas encore feuillés qui nous permettent d’entre-apercevoir les monts du Beaujolais tout proches!Et même un étang en assec qui permet à Gilles,le spécialiste,d’expliquer à Chantal ( haut doubiste )le fonctionnement des étangs .Encore quelques pas avant d’atteindre à mi-parcours  une route circulante,une méga ferme apparait à notre droite. Une multitude de bâtiments agricoles sont disséminés sur cette exploitation .Nous sommes au petit Romanans au GAEC de la grande Borne.Et la tentative de lier conversation avec un des employés reste succinte: »on élève des vaches pour la viande ».

Le temps de croiser un traileur torse nu et c’est le retour sur des sentiers meubles avec une marche ralentie par le passage des engins qui déversent des tonnes d’effluents odorants.La rivière du Moignans franchie, l’église avec ses 5 clochers et ses 4 sans cloche va guider la fin de la sortie.Il faut dire que le jour de la reco avec un épais brouillard givrant,j’avais eu du mal à m’orienter et j’étais juste pressé de rentrer au bercail…J’avais laissé la partie tourisme pour le jour J.

Et on y est!Situé à l’entrée sud du village et propriété de la commune depuis 2005, cet ensemble architectural de plusieurs bâtiments d’époques diverses des XVII au XIXème siècles est édifié en carrons savoyards (briques), sur les fortifications médiévales de Saint-Trivier sur Moignans  datéess XIV et XVème siècles.En été,souvent des spectacles sons et lumières se déroulent sur l’esplanade.Une partie des fossés a été conservée et un sentier aménagé pour contourner cet ilot.Tour et pigeonnier sont bien conservés avec une ferme en activité qui cohabite avec ces bâtiments chargés d’histoire!Une traboule et nous voilà en face de l’emblème de St Trivier ; en face de nous en parfaite conservation une maison à encorbellement et son puits.L’église est toute proche,alors allons-y…Elle est bien sûr fermée et un petit moment de flottement s’installe pour retrouver le parking.Les 17 heures sonnent mais c’est le clocheton de la mairie qui retentit.Ouf!J’ai juste oublié de vous dire que pour ceux qui suivent The Voice,il y a une quinzaine d’année un enfant du pays ( Louis Delort a été un finaliste de ce concours )..Et les habitants sont des Utingeois(cf article ci-dessous) .

https://www.mairie-sainttriviersurmoignans.fr/histoire-et-tourisme/histoire/



Bellor jeudi 12 mars 2026

 

Trouver la chapelle de Bellor et en revenir n’est pas la chose la plus facile.Il faut dire qu’une fois avalé les grandes lignes droites de Montrevel et Foissiat,la petite route tout à droite serpente entre champs verdoyants et grands corps de fermes abandonnés.Va t’on arriver dans un no man’s land?Et bien que nenni!A la sortie d’un virage,la chapelle de Bellor,nommée aussi chapelle du Prompt secours,apparait.Heureusement que les bas côtés sont bien dégagés pour garer les véhicules!Nous sommes ici à Cormoz,au nord du département en Haute Bresse,certains disent la Bresse profonde en comparaison avec chez nous!

Jean Luc Favier sera notre guide conférencier du jour , il habite juste à côté depuis 70 ans.Ce bénévole dirige un groupe entretenant cet édifice , il va nous raconter son histoire(cf photos dans la galerie) et il a quelques anecdotes à nous narrer.Ayant déjà visité ce site,l’histoire de la mère « voix-voix »(oui-oui)en patois me revient à l’esprit…lorsqu’il l’imite,pliée en deux en train de sarcler et entretenir la conversation avec des Condats venant du Revermont tout proche pour faire les foins et les moissons.Il entretenait des bonnes relations aussi avec Roger Delore ,riche propriétaire bien connu à Vandeins qui avait des « terrains » dans les parages.

Mais Bellor ,c’est surtout un lieu de pèlerinage les premiers dimanches de mai et septembre qui est toujours d’actualité et  a attiré jusqu’à 3000 personnes venues vénérer la Vierge Marie! Il se dit qu’à ces occasions une jeune fille a retrouvé l’usage des ses jambes ,une autre n’a plus eu une maladie de peau,que les soldats lors de la guerre contre les prussiens ont été épargnés….Comme dirait mon ami Gilbert qui habite aussi tout près de là,il y a eu quand même des » trucs bizarres ». Au jeu des questions-réponses,notre interlocuteur nous délivre quelques faits:une personne qui fait le don d’une vierge en bois,un chèque à plusieurs zéros,beaucoup d’offrandes,les relations avec le clergé et l’architecte du patrimoine.Mais que faire de cet argent récolté en sachant que l’association est confrontée aux contraintes administratives . Vous pouvez apporter votre obole en participant à la fête du 17 juillet sous le hangar .Et pour clore les des débats,les 24 randonneurs sont invités à voir la sacristie récemment rénovée.

Bien sûr des cierges sont brûlés en pensant à nos collègues en souffrance actuellement! le Mont Blanc se dessine à l’horizon, cela va faire du bien de se dégourdir les jambes en arpentant pour commencer les bois de Chamandray,là où a débuté l’histoire de Bellor.Les chemins sont encore biens humides mais on a encore rien vu car en descendant dans les « baisses » nos godillots sont crottés de glaise!Ouf,un chemin bien empierré va nous empêcher une galère genre « Col de France ». Le temps de se réorienter grâce à la carrière de Roissiat en face de nous et c’est l’arrivée à l’auberge bien cotée du Grand Ronjon.Le temps de consulter les menus ; le circuit nous fait passer aux Montets dans un paysage qui laisse dubitatif Jacky au jeu des comparaisons avec sa Dombes natale!

Encore un petit effort avec le village de Cormoz en visu et le retour aux voitures approche pour le peloton qui s’est étoffé de 3 Baguenaudiers et de Claudine…



 

Cabane du Maquis jeudi 5 Mars 2026

 

Depuis le parking à proximité du Système U de Ceyzé , nous apercevons le relais ORTF sur la colline en face de nous , ce sera l’objectif de la journée . Mais ce site bien connu et visible des Burgiens se gravira par une voie douce,sans emprunter la directissime!Qui va piano va sano e lontano…Pas de temps d’adaptation pour la montée,on est vite dans le bain en allant tout à gauche.Le sentier serpente entre d’anciennes maisons bourgeoises avec des parcs biens entretenus et des parterres de fleurs et des magnolias qui sont épanouis.Le long des murets de pierre que de primevères,jonquilles,violettes,anémones sylvie.Le printemps est bien là et attention à la montée de la sève!La nature redémarre et les saules pleureurs verdissent à vue d’oeil.

Petit arrêt au hameau du Mt July pour admirer le paysage avec pause d’une couche,la montée nous a bien réchauffé et ceux qui sont partis en court ne le regrette pas!Photo de groupe à la passerelle des Vendangeurs et envoyée à Martine à qui l’on souhaite un prompt rétablissement.Encore un petit effort pour passer sous les réservoirs d’eau et la 1ère partie sélective sera terminée!Plus qu’à cheminer sur un replat avec un doux tapis d’aiguilles de pin où il faut rester vigilant avec les nombreux changements de direction!Et la dernière rampe annoncée se présente,parallèle à la route goudronnée.A l’avant du groupe l’on entend des éclats de voix,finalement cela ne doit pas être si dur que ça…

Arrivés non loin des émetteurs ,le peloton arrive « groupir ». Belle performance d’ensemble et on pourra attaquer d’ici un mois les randos à la journée d’un bon pas!Plus qu’à se glisser sur le plat descendant jusqu’aux Roches de Cuiron qui est un lieu incontournable pour observer le panorama de la Croix de la Dent jusqu’ à Jasseron en passant par Tréconnas à nos pieds.Il faut noter que beaucoup viennent faire de l’escalade sur des voies équipées!Ce sont aussi des lieux très prisés des traileurs que l’on rencontre régulièrement du côté du col de la Pérouse situé à la croisée des singles…

Impossible de louper la Cabane du Maquis ,les panneaux sont bien visibles et nous dirigent droit à ce lieu de mémoire.Nos pensées vont aux résistants de la seconde guerre mondiale qui préparaient leurs actions dans ces reliefs boisés et un dédale de troncs moussus.Le GR59 sur le Mont Muret nous offre tout ce que l’on cherche:pas de vent,pas trop chaud et plein d’arbrisseaux en fleurs en particulier les aubépines!C’est cool mais attention quand même de ne pas se tordre une cheville sur les pierres qui roulent.

La redescente se fera non pas direct sur Cheval Bugey mais au niveau du col des Vignes et préserver ainsi notre ossature déjà bien ébranlée par l’arthrose !.Finis la marche rythmée par nos pas et le choc de la pointe de nos bâtons sur les rochers!

On retrouve la civilisation avec le flot soutenu des véhicules qui rentrent du boulot sur la route dite du « Berthiand ».Le passage à niveau franchi,vite rejoignons le vallon d’en face où la rivière la Vallière prend sa source.Pas de passage à la cascade éponyme,les mollets se font durs…Retour aux voitures par le clocher tors,la place des cygnes,la Panouille et Elyane nous fait goûter sa spécialité:les bonbons à la violette!


Courtes jeudi 26 Février 2026

 

Ce jeudi après-midi,le soleil change tout pour les 17 randonneurs au départ du grand parking de la ferme de la foret située à Courtes.Un petit détour par ce lieu touristique chargé d’histoire s’impose avec un aménagement récent (cf article).C’est dommage que le voisinage montre un tout autre visage de la Bresse avec un bric a brac indescriptif! Les Briffauds franchit,le chemin s’enfonce entre des champs verdoyants avec l’horizon parfaitement dégagé jusqu’aux premiers reliefs du Revermont.Le sol reste humide mais rien à voir avec les sentiers de ces dernières semaines.Le vent du sud,bien présent,n’a pas le pouvoir de refroidir suffisamment le moteur et la pose de jambières devient un exercice de motricité! Bonjour les mollets couleur « cachet d’aspirine « ,on ne rigole pas, un jour ou l’autre ça sera à notre tour!

La « grand route »de St Trivier à Curciat Dongalon doit être longée sur environ 400 mètres.Les bas côtés sont larges mais méfiance,ça roule vite.On est à Montalapiat et il faut préciser que beaucoup d’aménagements routiers,lieux touristiques et autres structures ont été réalisés lors de la présidence de Jean Pépin(St Nizier le Bx) conseiller général de l’Ain.

Tout à gauche direction la Varna avec dans un pré un autochtone qui ramasse des pissenlits.L’occasion pour Bernadette de rêver à une salade de « crépettes » de son Bugey natal avec lardons,huile de noix…La Varna c’est aussi les volailles de Bresse avec Valérie Blanc et son élevage.Petit à petit elle a gravi tous les échelons pour devenir l’une des meilleures dans les concours jusqu’à gagner un Vase de Sèvres!Quelques volailles au loin mais c’est la période du vide sanitaire avec les poulaillers grands ouverts avec les abreuvoirs et autres mangeoires qui sèchent au soleil .Ce chemin est bordé de nombreuses exploitations agricoles avec les hangars et habitations à l’abandon.Le matériel agricole épars est rouillé,les volets clos,les cours envahies par les mauvaises herbes…

Là,une vielle longère avec le toit cabossé,le lierre qui soulève les tuiles,un roncier et des arbustes qui n’ont jamais connu la taille.La barrière d’un autre âge est entrouverte et une voiture attend la casse!Une partie du groupe s’approche de la boite aux lettres par curiosité.Un monsieur chapeau,cheveux longs et barbe blanche sort de ce dédale arbustif!Ne vous sauvez pas…La surprise passée,il engage la conversation d’une voix posée.Sa soupe est en train de mijoter et on a du mal à voir la fumée qui s’échappe de la cheminée!Difficile de lui donner un âge mais il en veut un peu à la terre entière.Et même que lorsqu’il va faire ses courses ,personne ne le prend en stop!Etrange…On repart en laissant derrière nous ce refuge avec tous ses secrets et direction Vernoux.

Le tracé de la sortie ne passait pas par là,petite rallonge mais je m’arrangerais pour raccourcir ailleurs et profiter du soleil.Ce village est bien aménagé,il faut dire qu’il bénéfice des dotations du GBA.Avant la révolution le village n’existait pas et les habitants étaient rattachés à Romenay(71),Courtes et Curciat.En 1789,la commune est créée mais n’aura pas d’église,ni de cimetière et dépendra de Courtes .Un SIVU gère actuellement les biens et le personnel communal.

On boucle la sortie par une belle allée empierrée,le site d’un ESAT (50 personnes en situation de handicap y réside) et une bâtisse avec murs en pisé étampés par des pieux ,nous guident droit vers nos voitures.À l’instant où le soleil descend à l’horizon,il est temps de fêter certains anniversaires qui avaient déjà été arrosés avec de la pluie…Aujourd’hui ce sera bulles de Cathy et bugnes de Gégé. On pense déjà à des soirées avec barbecues improvisés !

NB:https://patrimoines.ain.fr/n/ferme-de-la-foret-a-courtes/n:1237



 

Ne pas faire n’importe quoi….

Une randonneuse revermontoise veut faire une sortie dans le secteur du col de France.

Elle consulte le site Opennrunner,trouve un parcours emprunté par un groupe de Montcet il n’y a pas longtemps et s’aventure son petit chien…

Devinez un peu dans quel état ils reviennent….

Ni une,ni deux de retour à la maison un gros bain bien moussant va faire du bien à notre couple de randonneurs

Le soir,le mari en rentrant de son boulot retrouve sa femme inanimée!

Le chien est un « pet ki noi »

 

Attignat jeudi 19 Février 2026

 

« Vous avez vu la météo pour jeudi prochain,pas fameuse! »Cette phrase revient comme un leitmotiv à chaque fois…Une rando ça se prépare.Un passage à gué sur la carte par les temps qui courent ce n’est pas top!Dans les prés gorgés d’eau non plus.Les divers sites de prévisions annoncent une fenêtre d’éclaircies en début d’après midi.Cape ou pas cap.Banco,on est 14 a accepter les aléas climatiques .

Nous partons du parking du château de Salvert à Attignat .Sur la petite route que nous empruntons pas de pluie mais la présence d’un arc en ciel avec un horizon bien dégagé.Les nuages bas sont déjà accrochés sur les premiers contreforts du Revermont bien proches.La pluie nous contourne.Ce qui est pris est pris!Nous slalomons au milieu des flaques d’eau dans un chemin empierré pour arriver à la Reyssouse qui charrie à gros flots ses eaux terreuses.A peine franchi la passerelle,une petite pluie fine s’invite,presque légère.

On sollicite Brigitte pour qu’elle sorte son poncho afin de conjurer le mauvais sort!Rien n’y fait,les grosses gouttes résonnent sur nos capuches.On était prévenu,une pause s’impose,il faut bâcher.Avec les doigts engourdis,passer la tête par le trou de la pélerine demande de l’entraide.Avec ce défilé de bonshommes affublés de la sorte ,Pagneul panique.Mais il est où mon patron?Rassuré,un petit tour dans le village de Cras s’impose avec passage devant » l’Escale  » salle des fêtes qui fait des envieux parmi les Montceliens!

Changement de cap,fini la faible protection que nous offrait les buissons déplumés.Plein sud avec les gouttes d’eau qui cinglent les visages.La progression est plus lente,les pauses techniques rapides,les conversations plus courtes.L’eau ruisselle sur nos vêtements et tombe sur nos mollets.Sensation désagréable!

On en est où?Le GPS intégré au téléphone apprécie modérément les gouttes d’eau mais un vague souvenir me fait dire que si l’on fait droite-gauche le circuit est raccourci!Le clocher d’Attignat se rapproche et le passage vers l’ancien moulin Godin avec la Reyssouze toujours aussi tumultueuse nous indique la bonne direction.

La seule montée du jour nous conduit au parking de l’Espace Salvert et là incroyable ! la pluie vient de se calmer!Décapotage express,pas besoin de se déchausser avec des souliers certes mouillés mais propres et des aux revoir rapides et en route Simone….Chacun va pouvoir mieux apprécier un confort tout simple:une douche bien chaude,un feu de bois dans la cheminée,une infusion préparée par son chéri,des vêtements secs,un carré de chocolat,à chacun son petit plaisir .



 

Col de France jeudi 5 Février 2026

 

19 randonneurs sont prêts à affronter les premiers reliefs de l’année au départ du col de France sous un ciel gris mais abrité du vent.Dès le début relativement pentu,le groupe forme une longue file sur le single qui serpente à travers les buis.Le sentier s’ouvre bientôt sur le plateau avec vue sur le hameau de Montmerle avec au loin les éoliennes d’Apremont.La redescente en légère pente à travers les anciennes vignes du « pays Cavet » nous amène à la chapelle et l’arrêt boisson nous permet de faire un tour d’horizon:des vieilles granges retapées en pierres mais aussi des habitations neuves.

La tradition veut que à chaque fois que l’on passe devant la maison d’une ancienne collègue de travail,l’on met des objets hétéroclites dans sa boite aux lettres.Mission accomplie!Le col de la Rousse franchit,il n’y a plus qu’à se laisser glisser jusqu’à Drom!Ce petit village est connu pour ses nombreuses manifestations,ses expositions et son tunnel qui sert à assainir le paysage en temps de grosses crues.Petit détour au lavoir,passage devant la fromagerie,l’école avec les enfants qui courent(ça devient rare),causette avec un chasseur Dromignon et attaque en 2 temps du plat de résistance du jour:la remontée du col de France.

Le groupe parfaitement homogène se retrouve sur la ligne crête avec un sentier tapissé de feuilles mortes.Un vrai bonheur et l’on peut envisager pour la suite de la saison de belles sorties!Les panneaux indiquent: »col de France 10mn ».Une paille!

On part confiant et le chemin se fait de plus en plus étroit entre les rouées d’un tracteur débardeur qui est passé par là…La pluie de ces derniers jours mêlée avec les passages des engins font qu’il n’y a plus guère de place pour mettre les pieds.On se croirait à Koh -Lanta…

A chaque pas,un « schlop »annonce que l’on s’enfonce dans la glaise à mi-mollet….et que la chaussure risque de rester au fond du trou ou alors de « s’aplat-ventrer ».Devant ce spectacle,certains filent droit au but avec Pagneul qui a du mal à progresser.Les autres,la majorité,contourne l’obstacle en passant tant bien que mal dans le bois et arrivent aux voitures sans être crottés des pieds à la tête.Pour tous,le sourire est de mise avec une rando qui se mérite et….se raconte!

« le pays Cavet »:https://patrimoines.ain.fr/n/identite-culturelle-du-revermont/n:122



 

Bâgé le Chatel jeudi 29 Janvier 2026

13 à la douzaine sont au RDV avec une pensée aux grippés et autres garde-malades des petits enfants!Nous sommes prêts à arpenter une partie de ce que l’on appelle « le pays de Bâgé ». Maintenant on parle de la commune nouvelle de Bâgé-Dommartin .Un circuit fraichement balisé nous amène directement à l’un de ses hameaux:St André de….Bâgé qui est surtout connu  pour son église romane où de nombreux concerts s’y déroulent de même que des expositions de peintures.Un petit sentier a été créé spécialement pour les randonneurs mais méfiance,il aboutit directement sur une route avec une circulation abondante!

L’écueil franchit,la troupe va pouvoir emprunter des chemins vicinaux plus adaptés à la promenade.Un petit pont sur un bief qui charrie des eaux « chocolat au lait »,des fossés pleins à ras bord avec l’herbe qui a été couchée par le flux,des petits ruisseaux qui se sont formés au gré de la pente et au loin un château!C’est celui de Montépin avec ses nombreuses tours et autres clochetons.Il date du 13ème siècle et n’est plus entretenu depuis une dizaine d’années.C’est aussi le moment d’en faire des clichés car il ne se visite pas et n’a pas d’accès direct!La tête de la troupe va d’un bon pas et a bien failli passer devant un incontournable des circuits pédestres:le lavoir-abreuvoir de Montépin.Lors de la reco,la porte était ouverte.Dommage c’est fermé et je vous joins un article qui résume l’historique avec qqs photos!Petite montée et petit arrêt pour reprendre son souffle devant un bâtiment tout en hauteur fait en pisé , c’est l’occasion d’apprécier la finition soignée des maçons de l’époque….

Tout à gauche  nous prenons un chemin dans un paysage détrempé où chaque pas demande de l’attention!Ouf,une petite route se présente et la sérénité revient mais pas pour longtemps…A angle droit une trace peu engageante avec une ronce rebelle qui balafre la joue de Chantal nous fait découvrir la chapelle de St André d’Aigrefeuille construite par l’ordre de St Lazare de Jérusalem à la fin du 12ème siècle.Nelly, qui l’a visitée voilà qqs temps,peut nous préciser que la cloche a été volée puis a été achetée sur internet,la porte a été faite par les élèves de Carriat,la pierre d’autel est d’origine avec ses  piliers de la cheminée de la ferme voisine.Nos historiens du jour devisent sur la croix qui orne le fronton.Templier,St Lazare…Google ou ChatGPT avanceront peut être une réponse!Notre progression sous un ciel maintenant bien lumineux ; est-il gage d’un printemps précoce?

Les violettes sont bien en fleur et la floraison des jonquilles ne devrait pas tarder.Il faut dire que l’on est à proximité du château de la Griffonnière.Un petit détour dans le parc de cette demeure  bien entretenue transformée en gîte.Je ne suis pas sûr que le cout de l’hébergement soit à la portée de nos bourses…

La route de la Martinette(…)débouche sur la MFR où un groupe de jeunes nous salue bruyamment et on attaque le chemin de ronde.La tour de guet et celle de l’hôpital ont résisté au temps ; après avoir traversé le village sous un soleil éblouissant  ,où comme un peu partout pas mal de boutiques  ont baissé les rideaux.Certains ont déjà ressorti les boules de pétanque,Roger admire une charpente métallique qui couvrait peut-être une ancienne halle!Passons vite devant la résidence d’Urfé ( maison de retraite ) pour rejoindre notre petit parking derrière l’église.Bilan des courses:une petite dizaine de kms sur un parcours jonché de lieux chargés d’histoire.

https://bagelechatel.fr/histoi

https://www.patrimoine-des-pays-de-l-ain.fr/images/Le_lavoir-abreuvoir_de_Montépin.pdf

https://patrimoines.ain.fr/n/eglise-de-saint-andre-de-bage/n:347



 

Condeissiat jeudi 22 Janvier 2026

 

Dans le mode « comment s’adapter avec la météo »la sortie prévue dans les bois de la Tefy ,avec des forestiers qui ont mis à mal les sentiers,a été déportée à Condeissiat.18 randonneurs sont présents au RDV pour former un groupe animé et c’est d’un bon pas que nous traversons le village par une petite route confidentielle.Il faut dire qu’aujourd’hui avec Jacky.Gilles et Roger nous ne serons jamais perdus!Même si de nombreuses exploitations agricoles ont disparu,le première ferme se présente.Mais qui est le proprio?Pour ceux qui ne sont pas du « pays »dans un rayon d’une dizaine de kms les noms de famille »Simonet,Moisson,Rapy,Ricol,Belouzard »font partie du patrimoine…

Finalement notre sortie se déroule par un temps agréable,un ciel bleu pâle et une douceur inattendue.Un petit vent du sud rafraichit le moteur mais pas suffisamment et déjà certaines éprouvent le besoin de poser une épaisseur .Il y a de cela 3 ans ,nous avions remarqué, dépités, en bord de chemin un vieux puits envahi par des ronces.Et bien la municipalité l’a retapé avec goût et aménagé le lieu avec bancs et table.Bravo à eux! C’est l’occasion rêvée pour boire un coup et les petits groupes du départ se défont pour en reformer d’autres et repartir du Puits d’Argent avec des éclats de rire….

Après être passés à Farquet,Faussy ,nous arrivons à Maillard où Jacky avait sa ferme il n’y a pas si longtemps et que l’on avait visité.Pendant qu’il rend visite aux nouveaux propriétaires,nous pouvons admirer derrière les clôtures impeccablement alignées la cinquantaine de poulinières qui sont dans un écran de verdure. Sur notre route qui mène aux Pins un petit étang discret entouré de roseaux et direction tout à droite pour un parcours inédit.A l’horizon une méga-ferme , celle du Blotonne,des tas de fumier en bordure des champs attendent l’épandage : amas bruns et compacts, d’où s’élève une légère odeur organique. La matière encore tiède fume légèrement par endroits, signe de sa lente fermentation.La route est marquée de traces de pneus témoins du travail récent.

Le retour vers le cœur du village se fera par le lavoir qui a connu son heure de gloire lorsque le rallye auto Bresse Bugey passait là il y a quelques dizaines d’années….Quelques friandises,le changement de programme n’a pas altéré le plaisir de partager et de respirer un bon bol d’air frais .



 

St Martin le Chatel jeudi 15 Janvier 2026

14 randonneurs se retrouvent sur le parking de la salle des fêtes de St Martin le Châtel ( 796 hab ) pour entamer le programme des randos à la demie journée 2026 . Nous bénéficions d’une météo printanière avec un vent du Sud bien présent .

Le parcours se fera principalement sur des petites routes vicinales car les prés sont détrempés . Nous sommes dans la Bresse alors nous enchaînons les petites côtes et les descentes dans les vallons au milieu des pâturages verdoyants .

Nous longeons l’autoroute très bruyante en direction de Dompierre ( hameau de Polliat ) et c’est avec plaisir que nous empruntons un chemin campagnard en lisière de bois où des bûcherons sont en pleine action . La terre argileuse colle à nos semelles et ralentit notre vitesse de croisière . Nous sommes à proximité d’Attignat et traversons des hameaux regroupés sur des hauteurs et perdus dans le bocage bressan ; nous suscitons la curiosité des chevaux , des ânes , des oies qui viennent nous saluer derrière leurs barrières .

Le bleu du ciel devient plus laiteux , le vent plus intense , il faut presser le pas . Nous nous embarquons sur un passage gadouilleux avec de grosses ornières occasionnées par les tracteurs . Un bief serpente au milieu des prés : un paradis pour les ragondins ! Pagneul engage une poursuite contre le rongeur , mais devant l’agressivité de la bestiole il fait volte face , ouf !

Nous regagnons St Martin par la Chapelle et la voie piétonne , les parents attendent la sortie de l’école . Petite halte devant l’église qui diffère des autres églises de la région par son beffroi imposant et son absence de clocher . La paroisse comprend 26 communes pour un seul curé …. La stèle du monument aux morts représentant un Poilu tenant un fusil à baïonnette sort de l’ordinaire aussi . La table de pique nique placée judicieusement en face de la salle des fêtes nous tend les bras pour un instant de réconfort ; ne perdons pas les bonnes habitudes .

Cette rando de 11km n’avait rien d’extraordinaire mais elle nous a permis de faire un peu d’exercice et de papoter avant une fin de semaine pluvieuse .



 

Mâcon jeudi 18 Décembre 2025

 

Nous bénéficions encore d’une météo douce et ensoleillée pour notre dernière rando 2025 à Mâcon . Nous empruntons le pont Mitterrand pour nous regrouper sur le parking de la médiathèque ( il y a de la place et c’est gratuit) Nous sommes 25 : un groupe de 12 sous la houlette de Flo et un groupe de 13 avec Gilbert sont constitués pour faciliter notre déambulation dans les rues de la ville . Nous sommes prévenus c’est une rando citadine mais pas que …..les souliers à talons sont déconseillés . Les 2 groupes se tiendront à distance comme au temps du Covid mais ne se perdront jamais de vue .

Une ambiance de Noël plane déjà sur la place de l’église St Pierre ( chalets , patinoire , décorations mais à 14 h il n’y a pas grand monde . Petite incursion dans la cour de l’Hôtel de ville ( Père Noël ) et dans l’église ( crèche ) , puis on enchaîne : les halles St Pierre fermées depuis 2019 , toujours à la recherche d’un acquéreur ,l’hôtel panorama 360

à la place de l’ancien hôtel des Postes . Une minute d’inattention et Marie Martine se prend un potelet urbain , mais n’oublie pas de dire pardon ! on continue : place de la Barre , cathédrale St Vincent ( colonnes impériales ) monument aux morts , square de la Paix . Les randonneurs ont encore une âme d’enfant et se camouflent derrière les trous des têtes des personnages de Noël . L’Hôtel Dieu et sa coupole nous font face et sans transition nous plongeons dans le vallon des Rigolettes , un havre de paix ombragé au milieu de la cité . Des collégiens sont à la recherche de balises , nous ,nous faisons confiance à nos guides .

Nous traversons des quartiers avec des villas bourgeoises des années 1950 , jolies mais beaucoup de travaux en perspective . Nous arrivons vers les collèges et lycée ( Pasteur , Lamartine ) et nous prenons un passage pentu secret pour déboucher vers le siège du Crédit Agricole , on emprunte la voie piétonne de la rue du Vallon qui permet de relier le quartier du Marbé au méga rond point de Neustadt , hésitation pour prendre la bonne direction ! La rue Edith Piaf nous emmène vers les gorges de l’Abîme , ce n’est pas un canyon profond mais un petit coin de paradis où un ruisseau s’écoule doucement au milieu des habitations de Flacé .

Le petit banc près de la cascade nous invite à une pause mais la balade est loin d’être finie . Nous descendons rue de la Fontaine , vieilles maisons regroupées autour du moulin et du lavoir très en contrebas . La montée débute en longeant les carrières des Grisières sur un sentier humide à travers des buissons , des landes épineuses ; nous nous faufilons les uns derrière les autres dans des couloirs végétaux jusqu’à la table d’orientation où les 2 groupes sont réunis pour admirer le paysage . Nous dominons Mâcon , la plaine de la Saône et le Mont Blanc embrumé .

Le soleil commence à décliner , nous amorçons la descente et retrouvons la vie citadine tout en découvrant encore des sites patrimoniaux : château du Grand Four qui abrite le Mémorial citoyen ( le tank attire toujours les regards )  la tour des archives construite dans les années 1960 ( 50 m de haut , 22 niveaux ( on a essayé de compter …) , la Préfecture , le temple . Nous traversons les quartiers prioritaires des Gautriats , Saugeraies , Perrières .La ville a créé des espaces verts ( jardins partagés ) , des parcs qui humanisent ces zones à forte concentration urbaine . C’est la sortie des écoles , nous nous mélangeons à cette jeunesse à majorité multi ethnique .

Nous nous arrêtons devant le Vieux St Vincent toujours en cours de restauration , la place aux Herbes , la Maison de Bois et nous musardons devant les vitrines de la rue Carnot . Les décorations et illuminations scintillent dans la nuit , mais il est déjà 17 h 30 et prenonsla direction de l’esplanade Lamartine , la statue du poète veille sur le pont de St Laurent illuminé et sur la Saône .

Papillotes , biscuits ,clémentines à foison terminent cet après midi convivial . Vivement la reprise en 2026 et en attendant bonnes fêtes de fin d’années !



 

 

Perrex jeudi 11 décembre 2025

 

Le parking de l’école de Perrex est animé , les enfants vont bientôt rentrer en classe et 22 randonneurs sont prêts à parcourir la campagne sur un tracé concocté par Marie Martine et Gégé . Nous quittons rapidement la petite route pour emprunter un chemin herbeux détrempé encore inconnu des mimirandonneurs . Sur la colline nous apercevons Vonnas légèrement embrumé ; une petite éclaircie illumine le paysage , des pissenlits trompés par cette douceur printanière sont en fleur :  » ma pauvre Lucette il n’y a plus de saison !  » .

Les tuiles vernissées du château de Luponnas ( 1779 ) étincellent au soleil , petits regards indiscrets à travers les grilles du portail ; c’est un lieu privilégié pour les mariages , réceptions etc . Je ne pense pas que la carte Génération Mouvement donne accès à des réductions ici . Le passage d’un train de marchandises nous oblige à nous arrêter devant la métallerie Giroud . A proximité une vente d’oeufs bio en libre service a vu le jour en 2021 .Petits aperçus sur les prix , je vais peut être m’aligner et sûrement perdre mes fidèles clientes .

La colonne de randonneurs s’étale sur la route ; il faudrait des patous parfois pour remettre un peu de discipline ! Nous traversons la Veyle sur le petit pont routier et nous nous engageons dans un chemin parsemé de flaques en direction du moulin de Vavres , les fossés sont bien remplis et l’eau affleure dans les prairies .

Les bâtiments du moulin sont en piteux états malgré un début de restauration ( fenêtres ) Georges Blanc n’a pas encore pensé à en faire un hôtel de standing . En retrouvant le goudron notre rythme s’accélère jusqu’au moulin de Peroux , moitié sur Biziat et Vonnas , il daterait de 1470 , transformé en usine électrique vers 1900 il n’en produit plus depuis une vingtaine d’année . Une fonderie d’art s’est installée et n’a guère évolué depuis notre passage en 2020 . La Veyle est bouillonnante et le cadre est ravissant .

Nous reprenons notre itinéraire sur de larges chemins pour déboucher sur la route circulante de Pont de Veyle que nous longeons prudemment sur les talus jusqu’à la bretelle de sortie du Montanet . Mais alors que le clocher de Perrex est en vue nous descendons dans le vallon sur un sentier humide qui se transforme en single recouvert de ronces traitresses camouflées dans les herbes ,une barrière de barbelés nous oblige à faire machine arrière , alors nous longeons les bandes herbeuses le long d’un bief et des champs labourés.

Et en haut d’un petit raidillon nous avons la joie de retrouver le village de Perrex :école , église , torréfaction ( hélas le propriétaire est absent en raison des marchés de Noël )Le séquoia devant la bibliothèque ayant été coupé  s’est transformé en banc .La salle des fêtes est occupée par un thé dansant ,dommage pour certains, nous n’avons pas de tenues de rechange sinon nous aurions enflammé le dancing ! Nous nous regroupons en face d’une cour de récréation très turbulente pour reprendre les calories perdues et il y a pléthore de douceurs sucrées . Nous repartons vers 17 h et soleil couchant illumine l’horizon , elle est pas belle la vie ?