Courtes jeudi 26 Février 2026

 

Ce jeudi après-midi,le soleil change tout pour les 17 randonneurs au départ du grand parking de la ferme de la foret située à Courtes.Un petit détour par ce lieu touristique chargé d’histoire s’impose avec un aménagement récent (cf article).C’est dommage que le voisinage montre un tout autre visage de la Bresse avec un bric a brac indescriptif! Les Briffauds franchit,le chemin s’enfonce entre des champs verdoyants avec l’horizon parfaitement dégagé jusqu’aux premiers reliefs du Revermont.Le sol reste humide mais rien à voir avec les sentiers de ces dernières semaines.Le vent du sud,bien présent,n’a pas le pouvoir de refroidir suffisamment le moteur et la pose de jambières devient un exercice de motricité! Bonjour les mollets couleur « cachet d’aspirine « ,on ne rigole pas, un jour ou l’autre ça sera à notre tour!

La « grand route »de St Trivier à Curciat Dongalon doit être longée sur environ 400 mètres.Les bas côtés sont larges mais méfiance,ça roule vite.On est à Montalapiat et il faut préciser que beaucoup d’aménagements routiers,lieux touristiques et autres structures ont été réalisés lors de la présidence de Jean Pépin(St Nizier le Bx) conseiller général de l’Ain.

Tout à gauche direction la Varna avec dans un pré un autochtone qui ramasse des pissenlits.L’occasion pour Bernadette de rêver à une salade de « crépettes » de son Bugey natal avec lardons,huile de noix…La Varna c’est aussi les volailles de Bresse avec Valérie Blanc et son élevage.Petit à petit elle a gravi tous les échelons pour devenir l’une des meilleures dans les concours jusqu’à gagner un Vase de Sèvres!Quelques volailles au loin mais c’est la période du vide sanitaire avec les poulaillers grands ouverts avec les abreuvoirs et autres mangeoires qui sèchent au soleil .Ce chemin est bordé de nombreuses exploitations agricoles avec les hangars et habitations à l’abandon.Le matériel agricole épars est rouillé,les volets clos,les cours envahies par les mauvaises herbes…

Là,une vielle longère avec le toit cabossé,le lierre qui soulève les tuiles,un roncier et des arbustes qui n’ont jamais connu la taille.La barrière d’un autre âge est entrouverte et une voiture attend la casse!Une partie du groupe s’approche de la boite aux lettres par curiosité.Un monsieur chapeau,cheveux longs et barbe blanche sort de ce dédale arbustif!Ne vous sauvez pas…La surprise passée,il engage la conversation d’une voix posée.Sa soupe est en train de mijoter et on a du mal à voir la fumée qui s’échappe de la cheminée!Difficile de lui donner un âge mais il en veut un peu à la terre entière.Et même que lorsqu’il va faire ses courses ,personne ne le prend en stop!Etrange…On repart en laissant derrière nous ce refuge avec tous ses secrets et direction Vernoux.

Le tracé de la sortie ne passait pas par là,petite rallonge mais je m’arrangerais pour raccourcir ailleurs et profiter du soleil.Ce village est bien aménagé,il faut dire qu’il bénéfice des dotations du GBA.Avant la révolution le village n’existait pas et les habitants étaient rattachés à Romenay(71),Courtes et Curciat.En 1789,la commune est créée mais n’aura pas d’église,ni de cimetière et dépendra de Courtes .Un SIVU gère actuellement les biens et le personnel communal.

On boucle la sortie par une belle allée empierrée,le site d’un ESAT (50 personnes en situation de handicap y réside) et une bâtisse avec murs en pisé étampés par des pieux ,nous guident droit vers nos voitures.À l’instant où le soleil descend à l’horizon,il est temps de fêter certains anniversaires qui avaient déjà été arrosés avec de la pluie…Aujourd’hui ce sera bulles de Cathy et bugnes de Gégé. On pense déjà à des soirées avec barbecues improvisés !

NB:https://patrimoines.ain.fr/n/ferme-de-la-foret-a-courtes/n:1237



 

Attignat jeudi 19 Février 2026

 

« Vous avez vu la météo pour jeudi prochain,pas fameuse! »Cette phrase revient comme un leitmotiv à chaque fois…Une rando ça se prépare.Un passage à gué sur la carte par les temps qui courent ce n’est pas top!Dans les prés gorgés d’eau non plus.Les divers sites de prévisions annoncent une fenêtre d’éclaircies en début d’après midi.Cape ou pas cap.Banco,on est 14 a accepter les aléas climatiques .

Nous partons du parking du château de Salvert à Attignat .Sur la petite route que nous empruntons pas de pluie mais la présence d’un arc en ciel avec un horizon bien dégagé.Les nuages bas sont déjà accrochés sur les premiers contreforts du Revermont bien proches.La pluie nous contourne.Ce qui est pris est pris!Nous slalomons au milieu des flaques d’eau dans un chemin empierré pour arriver à la Reyssouse qui charrie à gros flots ses eaux terreuses.A peine franchi la passerelle,une petite pluie fine s’invite,presque légère.

On sollicite Brigitte pour qu’elle sorte son poncho afin de conjurer le mauvais sort!Rien n’y fait,les grosses gouttes résonnent sur nos capuches.On était prévenu,une pause s’impose,il faut bâcher.Avec les doigts engourdis,passer la tête par le trou de la pélerine demande de l’entraide.Avec ce défilé de bonshommes affublés de la sorte ,Pagneul panique.Mais il est où mon patron?Rassuré,un petit tour dans le village de Cras s’impose avec passage devant » l’Escale  » salle des fêtes qui fait des envieux parmi les Montceliens!

Changement de cap,fini la faible protection que nous offrait les buissons déplumés.Plein sud avec les gouttes d’eau qui cinglent les visages.La progression est plus lente,les pauses techniques rapides,les conversations plus courtes.L’eau ruisselle sur nos vêtements et tombe sur nos mollets.Sensation désagréable!

On en est où?Le GPS intégré au téléphone apprécie modérément les gouttes d’eau mais un vague souvenir me fait dire que si l’on fait droite-gauche le circuit est raccourci!Le clocher d’Attignat se rapproche et le passage vers l’ancien moulin Godin avec la Reyssouze toujours aussi tumultueuse nous indique la bonne direction.

La seule montée du jour nous conduit au parking de l’Espace Salvert et là incroyable ! la pluie vient de se calmer!Décapotage express,pas besoin de se déchausser avec des souliers certes mouillés mais propres et des aux revoir rapides et en route Simone….Chacun va pouvoir mieux apprécier un confort tout simple:une douche bien chaude,un feu de bois dans la cheminée,une infusion préparée par son chéri,des vêtements secs,un carré de chocolat,à chacun son petit plaisir .



 

Col de France jeudi 5 Février 2026

 

19 randonneurs sont prêts à affronter les premiers reliefs de l’année au départ du col de France sous un ciel gris mais abrité du vent.Dès le début relativement pentu,le groupe forme une longue file sur le single qui serpente à travers les buis.Le sentier s’ouvre bientôt sur le plateau avec vue sur le hameau de Montmerle avec au loin les éoliennes d’Apremont.La redescente en légère pente à travers les anciennes vignes du « pays Cavet » nous amène à la chapelle et l’arrêt boisson nous permet de faire un tour d’horizon:des vieilles granges retapées en pierres mais aussi des habitations neuves.

La tradition veut que à chaque fois que l’on passe devant la maison d’une ancienne collègue de travail,l’on met des objets hétéroclites dans sa boite aux lettres.Mission accomplie!Le col de la Rousse franchit,il n’y a plus qu’à se laisser glisser jusqu’à Drom!Ce petit village est connu pour ses nombreuses manifestations,ses expositions et son tunnel qui sert à assainir le paysage en temps de grosses crues.Petit détour au lavoir,passage devant la fromagerie,l’école avec les enfants qui courent(ça devient rare),causette avec un chasseur Dromignon et attaque en 2 temps du plat de résistance du jour:la remontée du col de France.

Le groupe parfaitement homogène se retrouve sur la ligne crête avec un sentier tapissé de feuilles mortes.Un vrai bonheur et l’on peut envisager pour la suite de la saison de belles sorties!Les panneaux indiquent: »col de France 10mn ».Une paille!

On part confiant et le chemin se fait de plus en plus étroit entre les rouées d’un tracteur débardeur qui est passé par là…La pluie de ces derniers jours mêlée avec les passages des engins font qu’il n’y a plus guère de place pour mettre les pieds.On se croirait à Koh -Lanta…

A chaque pas,un « schlop »annonce que l’on s’enfonce dans la glaise à mi-mollet….et que la chaussure risque de rester au fond du trou ou alors de « s’aplat-ventrer ».Devant ce spectacle,certains filent droit au but avec Pagneul qui a du mal à progresser.Les autres,la majorité,contourne l’obstacle en passant tant bien que mal dans le bois et arrivent aux voitures sans être crottés des pieds à la tête.Pour tous,le sourire est de mise avec une rando qui se mérite et….se raconte!

« le pays Cavet »:https://patrimoines.ain.fr/n/identite-culturelle-du-revermont/n:122



 

Bâgé le Chatel jeudi 29 Janvier 2026

13 à la douzaine sont au RDV avec une pensée aux grippés et autres garde-malades des petits enfants!Nous sommes prêts à arpenter une partie de ce que l’on appelle « le pays de Bâgé ». Maintenant on parle de la commune nouvelle de Bâgé-Dommartin .Un circuit fraichement balisé nous amène directement à l’un de ses hameaux:St André de….Bâgé qui est surtout connu  pour son église romane où de nombreux concerts s’y déroulent de même que des expositions de peintures.Un petit sentier a été créé spécialement pour les randonneurs mais méfiance,il aboutit directement sur une route avec une circulation abondante!

L’écueil franchit,la troupe va pouvoir emprunter des chemins vicinaux plus adaptés à la promenade.Un petit pont sur un bief qui charrie des eaux « chocolat au lait »,des fossés pleins à ras bord avec l’herbe qui a été couchée par le flux,des petits ruisseaux qui se sont formés au gré de la pente et au loin un château!C’est celui de Montépin avec ses nombreuses tours et autres clochetons.Il date du 13ème siècle et n’est plus entretenu depuis une dizaine d’années.C’est aussi le moment d’en faire des clichés car il ne se visite pas et n’a pas d’accès direct!La tête de la troupe va d’un bon pas et a bien failli passer devant un incontournable des circuits pédestres:le lavoir-abreuvoir de Montépin.Lors de la reco,la porte était ouverte.Dommage c’est fermé et je vous joins un article qui résume l’historique avec qqs photos!Petite montée et petit arrêt pour reprendre son souffle devant un bâtiment tout en hauteur fait en pisé , c’est l’occasion d’apprécier la finition soignée des maçons de l’époque….

Tout à gauche  nous prenons un chemin dans un paysage détrempé où chaque pas demande de l’attention!Ouf,une petite route se présente et la sérénité revient mais pas pour longtemps…A angle droit une trace peu engageante avec une ronce rebelle qui balafre la joue de Chantal nous fait découvrir la chapelle de St André d’Aigrefeuille construite par l’ordre de St Lazare de Jérusalem à la fin du 12ème siècle.Nelly, qui l’a visitée voilà qqs temps,peut nous préciser que la cloche a été volée puis a été achetée sur internet,la porte a été faite par les élèves de Carriat,la pierre d’autel est d’origine avec ses  piliers de la cheminée de la ferme voisine.Nos historiens du jour devisent sur la croix qui orne le fronton.Templier,St Lazare…Google ou ChatGPT avanceront peut être une réponse!Notre progression sous un ciel maintenant bien lumineux ; est-il gage d’un printemps précoce?

Les violettes sont bien en fleur et la floraison des jonquilles ne devrait pas tarder.Il faut dire que l’on est à proximité du château de la Griffonnière.Un petit détour dans le parc de cette demeure  bien entretenue transformée en gîte.Je ne suis pas sûr que le cout de l’hébergement soit à la portée de nos bourses…

La route de la Martinette(…)débouche sur la MFR où un groupe de jeunes nous salue bruyamment et on attaque le chemin de ronde.La tour de guet et celle de l’hôpital ont résisté au temps ; après avoir traversé le village sous un soleil éblouissant  ,où comme un peu partout pas mal de boutiques  ont baissé les rideaux.Certains ont déjà ressorti les boules de pétanque,Roger admire une charpente métallique qui couvrait peut-être une ancienne halle!Passons vite devant la résidence d’Urfé ( maison de retraite ) pour rejoindre notre petit parking derrière l’église.Bilan des courses:une petite dizaine de kms sur un parcours jonché de lieux chargés d’histoire.

https://bagelechatel.fr/histoi

https://www.patrimoine-des-pays-de-l-ain.fr/images/Le_lavoir-abreuvoir_de_Montépin.pdf

https://patrimoines.ain.fr/n/eglise-de-saint-andre-de-bage/n:347



 

Condeissiat jeudi 22 Janvier 2026

 

Dans le mode « comment s’adapter avec la météo »la sortie prévue dans les bois de la Tefy ,avec des forestiers qui ont mis à mal les sentiers,a été déportée à Condeissiat.18 randonneurs sont présents au RDV pour former un groupe animé et c’est d’un bon pas que nous traversons le village par une petite route confidentielle.Il faut dire qu’aujourd’hui avec Jacky.Gilles et Roger nous ne serons jamais perdus!Même si de nombreuses exploitations agricoles ont disparu,le première ferme se présente.Mais qui est le proprio?Pour ceux qui ne sont pas du « pays »dans un rayon d’une dizaine de kms les noms de famille »Simonet,Moisson,Rapy,Ricol,Belouzard »font partie du patrimoine…

Finalement notre sortie se déroule par un temps agréable,un ciel bleu pâle et une douceur inattendue.Un petit vent du sud rafraichit le moteur mais pas suffisamment et déjà certaines éprouvent le besoin de poser une épaisseur .Il y a de cela 3 ans ,nous avions remarqué, dépités, en bord de chemin un vieux puits envahi par des ronces.Et bien la municipalité l’a retapé avec goût et aménagé le lieu avec bancs et table.Bravo à eux! C’est l’occasion rêvée pour boire un coup et les petits groupes du départ se défont pour en reformer d’autres et repartir du Puits d’Argent avec des éclats de rire….

Après être passés à Farquet,Faussy ,nous arrivons à Maillard où Jacky avait sa ferme il n’y a pas si longtemps et que l’on avait visité.Pendant qu’il rend visite aux nouveaux propriétaires,nous pouvons admirer derrière les clôtures impeccablement alignées la cinquantaine de poulinières qui sont dans un écran de verdure. Sur notre route qui mène aux Pins un petit étang discret entouré de roseaux et direction tout à droite pour un parcours inédit.A l’horizon une méga-ferme , celle du Blotonne,des tas de fumier en bordure des champs attendent l’épandage : amas bruns et compacts, d’où s’élève une légère odeur organique. La matière encore tiède fume légèrement par endroits, signe de sa lente fermentation.La route est marquée de traces de pneus témoins du travail récent.

Le retour vers le cœur du village se fera par le lavoir qui a connu son heure de gloire lorsque le rallye auto Bresse Bugey passait là il y a quelques dizaines d’années….Quelques friandises,le changement de programme n’a pas altéré le plaisir de partager et de respirer un bon bol d’air frais .



 

St Martin le Chatel jeudi 15 Janvier 2026

14 randonneurs se retrouvent sur le parking de la salle des fêtes de St Martin le Châtel ( 796 hab ) pour entamer le programme des randos à la demie journée 2026 . Nous bénéficions d’une météo printanière avec un vent du Sud bien présent .

Le parcours se fera principalement sur des petites routes vicinales car les prés sont détrempés . Nous sommes dans la Bresse alors nous enchaînons les petites côtes et les descentes dans les vallons au milieu des pâturages verdoyants .

Nous longeons l’autoroute très bruyante en direction de Dompierre ( hameau de Polliat ) et c’est avec plaisir que nous empruntons un chemin campagnard en lisière de bois où des bûcherons sont en pleine action . La terre argileuse colle à nos semelles et ralentit notre vitesse de croisière . Nous sommes à proximité d’Attignat et traversons des hameaux regroupés sur des hauteurs et perdus dans le bocage bressan ; nous suscitons la curiosité des chevaux , des ânes , des oies qui viennent nous saluer derrière leurs barrières .

Le bleu du ciel devient plus laiteux , le vent plus intense , il faut presser le pas . Nous nous embarquons sur un passage gadouilleux avec de grosses ornières occasionnées par les tracteurs . Un bief serpente au milieu des prés : un paradis pour les ragondins ! Pagneul engage une poursuite contre le rongeur , mais devant l’agressivité de la bestiole il fait volte face , ouf !

Nous regagnons St Martin par la Chapelle et la voie piétonne , les parents attendent la sortie de l’école . Petite halte devant l’église qui diffère des autres églises de la région par son beffroi imposant et son absence de clocher . La paroisse comprend 26 communes pour un seul curé …. La stèle du monument aux morts représentant un Poilu tenant un fusil à baïonnette sort de l’ordinaire aussi . La table de pique nique placée judicieusement en face de la salle des fêtes nous tend les bras pour un instant de réconfort ; ne perdons pas les bonnes habitudes .

Cette rando de 11km n’avait rien d’extraordinaire mais elle nous a permis de faire un peu d’exercice et de papoter avant une fin de semaine pluvieuse .



 

Mâcon jeudi 18 Décembre 2025

 

Nous bénéficions encore d’une météo douce et ensoleillée pour notre dernière rando 2025 à Mâcon . Nous empruntons le pont Mitterrand pour nous regrouper sur le parking de la médiathèque ( il y a de la place et c’est gratuit) Nous sommes 25 : un groupe de 12 sous la houlette de Flo et un groupe de 13 avec Gilbert sont constitués pour faciliter notre déambulation dans les rues de la ville . Nous sommes prévenus c’est une rando citadine mais pas que …..les souliers à talons sont déconseillés . Les 2 groupes se tiendront à distance comme au temps du Covid mais ne se perdront jamais de vue .

Une ambiance de Noël plane déjà sur la place de l’église St Pierre ( chalets , patinoire , décorations mais à 14 h il n’y a pas grand monde . Petite incursion dans la cour de l’Hôtel de ville ( Père Noël ) et dans l’église ( crèche ) , puis on enchaîne : les halles St Pierre fermées depuis 2019 , toujours à la recherche d’un acquéreur ,l’hôtel panorama 360

à la place de l’ancien hôtel des Postes . Une minute d’inattention et Marie Martine se prend un potelet urbain , mais n’oublie pas de dire pardon ! on continue : place de la Barre , cathédrale St Vincent ( colonnes impériales ) monument aux morts , square de la Paix . Les randonneurs ont encore une âme d’enfant et se camouflent derrière les trous des têtes des personnages de Noël . L’Hôtel Dieu et sa coupole nous font face et sans transition nous plongeons dans le vallon des Rigolettes , un havre de paix ombragé au milieu de la cité . Des collégiens sont à la recherche de balises , nous ,nous faisons confiance à nos guides .

Nous traversons des quartiers avec des villas bourgeoises des années 1950 , jolies mais beaucoup de travaux en perspective . Nous arrivons vers les collèges et lycée ( Pasteur , Lamartine ) et nous prenons un passage pentu secret pour déboucher vers le siège du Crédit Agricole , on emprunte la voie piétonne de la rue du Vallon qui permet de relier le quartier du Marbé au méga rond point de Neustadt , hésitation pour prendre la bonne direction ! La rue Edith Piaf nous emmène vers les gorges de l’Abîme , ce n’est pas un canyon profond mais un petit coin de paradis où un ruisseau s’écoule doucement au milieu des habitations de Flacé .

Le petit banc près de la cascade nous invite à une pause mais la balade est loin d’être finie . Nous descendons rue de la Fontaine , vieilles maisons regroupées autour du moulin et du lavoir très en contrebas . La montée débute en longeant les carrières des Grisières sur un sentier humide à travers des buissons , des landes épineuses ; nous nous faufilons les uns derrière les autres dans des couloirs végétaux jusqu’à la table d’orientation où les 2 groupes sont réunis pour admirer le paysage . Nous dominons Mâcon , la plaine de la Saône et le Mont Blanc embrumé .

Le soleil commence à décliner , nous amorçons la descente et retrouvons la vie citadine tout en découvrant encore des sites patrimoniaux : château du Grand Four qui abrite le Mémorial citoyen ( le tank attire toujours les regards )  la tour des archives construite dans les années 1960 ( 50 m de haut , 22 niveaux ( on a essayé de compter …) , la Préfecture , le temple . Nous traversons les quartiers prioritaires des Gautriats , Saugeraies , Perrières .La ville a créé des espaces verts ( jardins partagés ) , des parcs qui humanisent ces zones à forte concentration urbaine . C’est la sortie des écoles , nous nous mélangeons à cette jeunesse à majorité multi ethnique .

Nous nous arrêtons devant le Vieux St Vincent toujours en cours de restauration , la place aux Herbes , la Maison de Bois et nous musardons devant les vitrines de la rue Carnot . Les décorations et illuminations scintillent dans la nuit , mais il est déjà 17 h 30 et prenonsla direction de l’esplanade Lamartine , la statue du poète veille sur le pont de St Laurent illuminé et sur la Saône .

Papillotes , biscuits ,clémentines à foison terminent cet après midi convivial . Vivement la reprise en 2026 et en attendant bonnes fêtes de fin d’années !



 

 

Perrex jeudi 11 décembre 2025

 

Le parking de l’école de Perrex est animé , les enfants vont bientôt rentrer en classe et 22 randonneurs sont prêts à parcourir la campagne sur un tracé concocté par Marie Martine et Gégé . Nous quittons rapidement la petite route pour emprunter un chemin herbeux détrempé encore inconnu des mimirandonneurs . Sur la colline nous apercevons Vonnas légèrement embrumé ; une petite éclaircie illumine le paysage , des pissenlits trompés par cette douceur printanière sont en fleur :  » ma pauvre Lucette il n’y a plus de saison !  » .

Les tuiles vernissées du château de Luponnas ( 1779 ) étincellent au soleil , petits regards indiscrets à travers les grilles du portail ; c’est un lieu privilégié pour les mariages , réceptions etc . Je ne pense pas que la carte Génération Mouvement donne accès à des réductions ici . Le passage d’un train de marchandises nous oblige à nous arrêter devant la métallerie Giroud . A proximité une vente d’oeufs bio en libre service a vu le jour en 2021 .Petits aperçus sur les prix , je vais peut être m’aligner et sûrement perdre mes fidèles clientes .

La colonne de randonneurs s’étale sur la route ; il faudrait des patous parfois pour remettre un peu de discipline ! Nous traversons la Veyle sur le petit pont routier et nous nous engageons dans un chemin parsemé de flaques en direction du moulin de Vavres , les fossés sont bien remplis et l’eau affleure dans les prairies .

Les bâtiments du moulin sont en piteux états malgré un début de restauration ( fenêtres ) Georges Blanc n’a pas encore pensé à en faire un hôtel de standing . En retrouvant le goudron notre rythme s’accélère jusqu’au moulin de Peroux , moitié sur Biziat et Vonnas , il daterait de 1470 , transformé en usine électrique vers 1900 il n’en produit plus depuis une vingtaine d’année . Une fonderie d’art s’est installée et n’a guère évolué depuis notre passage en 2020 . La Veyle est bouillonnante et le cadre est ravissant .

Nous reprenons notre itinéraire sur de larges chemins pour déboucher sur la route circulante de Pont de Veyle que nous longeons prudemment sur les talus jusqu’à la bretelle de sortie du Montanet . Mais alors que le clocher de Perrex est en vue nous descendons dans le vallon sur un sentier humide qui se transforme en single recouvert de ronces traitresses camouflées dans les herbes ,une barrière de barbelés nous oblige à faire machine arrière , alors nous longeons les bandes herbeuses le long d’un bief et des champs labourés.

Et en haut d’un petit raidillon nous avons la joie de retrouver le village de Perrex :école , église , torréfaction ( hélas le propriétaire est absent en raison des marchés de Noël )Le séquoia devant la bibliothèque ayant été coupé  s’est transformé en banc .La salle des fêtes est occupée par un thé dansant ,dommage pour certains, nous n’avons pas de tenues de rechange sinon nous aurions enflammé le dancing ! Nous nous regroupons en face d’une cour de récréation très turbulente pour reprendre les calories perdues et il y a pléthore de douceurs sucrées . Nous repartons vers 17 h et soleil couchant illumine l’horizon , elle est pas belle la vie ?



 

 

 

 

 

 

 

Logis Neuf jeudi 4 Décembre 2025

 

Après les pluies en continu de la veille et le brouillard matinal , 17 randonneurs ont décidé de sortir de leur tanière pour se regrouper à l’aire de covoiturage du Logis Neuf . La pluie est annoncée vers 16h, alors vite profitons de cette embellie . Nous longeons la route de Mâcon sur des trottoirs bien aménagés et nous nous engageons dans les lotissements en suivant la petite route en sens unique qui descend dans une combe et qui remonte en direction du centre du village de Confrançon ( 1500 hab ) .

Ce bourg est caché dans un vallon et passe inaperçu auprès des automobilistes empruntant la nationale . De traboules en traboules nous déambulons parmi des zones pavillonnaires pour déboucher devant la mairie , l’école ,centre de loisirs , bibliothèque , four , tennis , gymnase : de quoi faire des envieux ! Sans transition nous prenons des chemins herbeux détrempés le long d’un bief ; heureusement nous pouvons passer sur le pont submersible .

En haut de la grimpette nous apercevons la rotonde d’Eurofarm . Cette ferme à visée pédagogique créée en 1991 avec de nombreuses races bovines , restauration , étang n’a pas eu le succès escompté et a cessé toute activité depuis une vingtaine d’années , serait devenue une pension pour chevaux . Petit moment de répit pour nos souliers quand nous foulons la route des futures constructions sur les hauteurs de Confrançon .

Un petit sentier humide recouvert de feuilles nous conduit à proximité de l’auberge de la Sarrazine qui semble déserte et mal entretenue . Nous nous regroupons pour traverser prudemment la RN 79 avec en face de nous la zone artisanale de Cornaton . Nous évoluons dans les prés gaugés ( bon exercice pour la souplesse des chevilles ) mais à chaque fois une trouée au milieu d’une haie nous permet de passer au pré suivant ( merci Gilbert pour la reco ) . Nous atteignons le hameau de Montfalcon et le goudron ce qui nous permet de racler nos godillots crottés et de faire un tour d’horizon pour nous réorienter .

Nous ne sommes pas très loin de la chapelle de Montfalcon et de Mézeriat . Les premières gouttes se font ressentir alors que nous sommes en vue de Corrobert ; il faut sortir les capes . La dernière montée sur un chemin agricole nous emmène à Bovi Coop spécialisé dans l’élevage de bovins . Nous sommes accueillis par les meuglements des ruminants qui eux sont bien à l’abri sous les hangars .

Nous faisons abstraction du vrombissement des voitures sur la nationale et c’est à une cadence militaire que nous retournons à notre point de départ . Nous nous serrons les uns contre les autres sous l’abri bus pour déguster les pâtisseries et les boissons chaudes . Nous avons piètre allure avec nos cheveux collés , enfin pour ceux qui en ont encore ,et nos odeurs après la pluie . Randonnée boueuse , pluvieuse mais randonnée heureuse !


Jasseron jeudi 20 Novembre 2025

Il est 11 heures.S’il faut annuler la sortie de ce jour à cause des conditions météo neigeuse c’est maintenant.Il neige sur Montcet à gros flocons.Vite faire un point sur le site de référence https://www.meteoetradar.com/meteo/montcet/11153107 .A priori ce n’est qu’un passage avec éclaircies ensuite et le même nuage doit passer sur Jasseron avec un petit décalage!

Banco,qui tente rien ,n’a rien!Dans le groupe  il y a suffisamment de personnes »on y va,on verra bien »pour ne pas être fanny cette fois!Finalement 12 mimirandonneurs se retrouvent sur le parking du centre village et sous quelques flocons se dirigent vers les Maisons rouges.Encapuchonnés,gantés,camouflés le groupe rentre dans les bois de Tréconnas en prenant au dernier moment un itinéraire bis où la froideur humide est plus supportable.Est-on sur Ceyzériat ou Jasseron?Il y a quelques siècles nous n’aurions sans doute pas progressé aussi paisiblement…(cf en fin de texte!)

Une petite clairière  se présente à nous et c’ est l’occasion de faire un tour d’horizon avec le but de la sortie:voir les chamois en haut de la carrière de Tréconnas dite aussi des Soudanières.Là haut la forêt reste saupoudrée de blanc et se rapproche doucement après le franchissement de la ligne SNCF des Carpates .Petit arrêt devant le collège Lucie Aubrac et c’est parti pour la montée!

Le hameau du Mt July est l’occasion pour certains de redécouvrir le panorama depuis la terrasse .L’occasion de reprendre son souffle,de poser une couche,boire un coup avec vue sur la Bresse et les premiers contreforts du Revermont!La prochaine étape en sous bois ,entre les buis peut se révéler piégeuse avec le sol humide et les feuilles mortes qui recouvrent racines et pierres glissantes!Tout va bien se passer avec les corps qui se sont bien réchauffés à moins que ce ne soit les hormones!

La progression continue avec un bruit de fond persistant et qui se fait de plus en plus proche!L’autoroute,pourquoi pas…En quelques enjambées nous avons la réponse :les carrières sont là en contrebas à nos pieds; camions,pelleteuse,bulldozer et concasseur sont en pleine action et un chamois peu craintif supervise les travaux à moins de 10 m! Il n’est pas seul,avec notre vue qui s’est adaptée dans ce paysage rocailleux,les meilleurs yeux en découvrent une dizaine…Les animaux se familiarisent-ils plus facilement aux changements d’environnement  que les hommes?Sur le chemin du retour,2 rabatteurs de la battue en cours nous confirment qu’il y a un troupeau d’une cinquantaine de bêtes .

Si en début d’après-midi,nous étions bien les seuls dans une contrée parfois austère,ce sont promeneurs,traileurs et chasseurs avec leurs 4×4 parfois encombrants qui croisent notre route.Le grésil  qui devait faire sa réapparition vers 16h  est bien là!Il faut rentrer au plus vite vers les voitures par le « single rapide ». Méfiance quand même,les chutes arrivent souvent en fin de sortie et la neige ça glisse…La visite de la source du Jugnon toute proche sera pour une prochaine fois lorsque le besoin de se rafraichir ce fera sentir!

Ouf,le contrat a été rempli, c’est sûr ce soir on appréciera davantage la chaleur de la cheminée devant peut être un verre de Beaujolais nouveau . 

NB:https://www.ceyzeriat.fr/annuaire/806/2107-30-la-foret-de-treconnas.htm



 

St Just jeudi 13 Novembre 2025

 

Record battu ! 25 randonneurs animent la place de la mairie de St Just (960hab ) ; tous veulent encore profiter de la douceur automnale malgré un léger vent du sud . La longue colonne s’étire parmi les quartiers résidentiels du village et les futures constructions . Nous prenons la direction du hameau de la Chagne , de nombreuses voitures empruntent cet itinéraire pour rejoindre la rocade .

La route de Teyssonge au milieu de la campagne nous apporte un peu plus de calme . Les prairies laissent bientôt la place à la forêt composée essentiellement de pins introduits en 1850 . 2 cueilleurs de champignons arpentent les sous bois ; trop occupés à dénicher cèpes ou chanterelles ils ont laissé une portière de leur voiture grande ouverte . Cela arrive aussi à certains randonneurs !

Nous atteignons l’aérodrome « Terre des hommes  » situé sur Jasseron . Il a remplacé en 1978 le terrain d’aviation des Vennes , la ville de Bourg en est le propriétaire et depuis 2011 a délégué la gestion à Gemilis Aero . Si vous voulez vous envoyer en l’air , l’aéro club vous propose plusieurs activités : aviation , ULM , hélico , parachute ,formation pilotage et d’autres activités plus terre à terre : conduite de drones , aéromodélisme, restauration au pied des pistes . Piste bitumée de 1139mx 30m et piste en herbe 735mx80m . Dominique nous donne de nombreuses explications car son fils est un familier des lieux . Après avoir attendu le décollage d’un avion nous regagnons une trace dans les bois sur environ 1 km .

Le feuillage clairsemé laisse passer la lumière et irradie les frondes des fougères dorées . Les hautes graminées jaunissantes nous chatouillent les aisselles , nous marchons dans la savane mais pas de rugissement ni de grognement excepté le lointain bourdonnement de l’autoroute . Sans transition nous débouchons sur la zone industrielle ( cuisine Réma , entrepôt logistique Système U,… ) et aussi des maraîchages!!!!.

Nous traversons la RD 979 pour étrenner la nouvelle voie verte qui relie Ceyzériat à Bourg et passons devant le centre équestre de la Torchère où quelques chevaux recouverts de leurs manteaux daignent nous saluer . Nous évoluons dans des chemins herbeux bordant des cultures jusqu’à la route de Pombeau .

Les accotements sont étroits alors certains préfèrent marcher le long du champ mais le franchissement du fossé pour atteindre la voie piétonne est fatal au genou de Michelle qui ne peut plus poser le pied par terre . Le parking est à 1,5 km ,Bernadette et Chantal prennent les devants pour aller chercher leur voiture et ramener notre amie . La compagnie en déroute a le loisir d’admirer 4 chevreuils à l’orée d’un bois , par petits groupes nous passons devant l’église , le centre médical du Villajoie et nous regagnons le point de départ .

Alors que nous dégustons les gâteaux de Bernard et Thierry ( succulents) Michelle nous a rejoint et elle déguste aussi mais pas de la même façon ! L’échelle de la douleur doit être au maximum . Pas besoin de commander un VSL ; c’est Corinne qui se charge de transporter la blessée auprès des services médicaux . Nous sommes impatients d’avoir de ses nouvelles en espérant que ce ne soit pas trop grave .

PS : bilan des dégats : déchirure , attelle et repos ; le plus dur pour notre copine



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Vial jeudi 6 Novembre 2025

 

Température idéale , pas de vent , grande douceur , ciel bleu , c’est l’été de la St Martin . 19 randonneurs se garent en manoeuvrant plus ou moins facilement dans l’allée de la ferme des pépinières Bessard à Vial un hameau de Polliat .

Christian Bessard le propriétaire des lieux est un pépiniériste passionné depuis sa plus tendre enfance , il est connu dans la région Rhônes Alpes , il expose ses variétés d’arbustes rares et méconnues dans des marchés ( Chatillon sur chalaronne , les Avenières etc… et partage son savoir faire . Il prendra bientôt sa retraite . Sa soeur et son beau frère nous accueillent car il est occupé avec un client et  prend son repas . Il a créé l’arboretum du Peloux sur plus d’un hectare .

Certains randonneurs plus habitués des parcs de Chatillon ou d’Etrez semblent décontenancés par le bric à brac de la cour , c’est un désordre organisé . Des arbustes étiquetés en pots sont alignés le long de la vieille ferme en pisé . nous avons l’autorisation de déambuler librement dans cet environnement sauvage , touffu , anarchique , bucolique mais combien captivant . Rien à voir avec les parcs à la française aux allées ensablées , régulières , symétriques ; ici la nature n’est pas domestiquée . Début novembre l’automne a déjà  » déplumé  » les arbres mais il reste encore des feuillages rouges , jaunes , verts ; mais ils appartiennent à quels végétaux ? Quercus  (chênes) , fagus (hêtres ) ,pinus ( pins ) , aces (érables ) ,ilex ( houx ) ; ce n’est pas  » facilus  » de décripter les étiquettes sans traduction !

Le ginko biloba s’est délesté de ses écus d’or , les températures clémentes font refleurir certains arbrisseaux , les bourgeons pointent leurs extrémités duveteuses : ça sent le printemps ! Nous nous faufilons dans cet enchevêtrement végétal pour tomber par hasard sur une mare en plein curage qui dégage une forte odeur de vase . Nous empruntons des allées herbeuses fraîchement tondues pour sortir de cet univers chamoiré et nous diriger vers l’ ancienne école de Vial .

Elle a été ouverte en 1897 car d’après une loi de 1883 une maison d’école devait être créée dans les hameaux éloignés de plus de 3 km du chef lieu de la commune . Elle devait recevoir un effectif d’au moins 20 enfants , les enfants de la Richonnière commune de St Denis en ont fait partie . Elle a fermé en 1965 . Christian Bessard , Daniel Curt,Mme Mathy,Paul Jobazé et bien d »autres de nos connaissances ont usé leurs fonds de culottes dans ce bâtiment .

Nous marchons en direction du moulin Nicolas à travers champs labourés et ensemencés . Nicolas Pioud et sa fille cultivent les céréales et les transforment de façon artisanale en farines , pâtes et huiles , lentilles . Après être passé sur le pont de la voie ferrée nous atteignons la nationale que nous traversons en bataillon groupé et à vive allure ; heureusement le radar de chantier a déménagé sinon …….. Nous suivons un chemin praticable pour les 4/4 et nous entrons dans la forêt de Vassy .

Quel plaisir de fouler ce tapis de feuilles jaunies et de les faire crisser en trainant les pieds . La rando se corse un peu avec le passage de 2 fossés mais sans chutes ni glissades . Nous nous dirigeons à nouveau vers la nationale en passant devant une camionnette blanche puis une bleue de l’autre côté de la route vers le passage à niveau . Après quelques blagounettes de circonstances nous éprouvons de la compassion pour ces travailleuses du sexe .

Nous dominons la zone de captage des eaux potables de Polliat nichée dans les marais et bien protégée . Depuis notre dernier passage le hameau s’est bien agrandi ; le Gaec Forey ( élevage laitier) subsiste encore au milieu des fermes restaurées et des nouvelles constructions .Les prairies et les couverts végétaux sont en pleine croissance ( ravenelles)à fleurs blanches imitant un saupoudrage de neige .

Nous nous réintroduisons dans l’arboretum qui nous divulgue encore des surprises . Et Christian il est où ? comme le dit le panneau à l’entrée  » le maitre des lieux n’étant pas trop loin , composer le 06 47 49 80 20  »

Gilbert l’a retrouvé en plein travail en train de curer sa mare et a pu le remercier . Nous avons apprécié cette rando champêtre ensoleillée sans oublier le dicton : l’été de la St Martin dure 3 jours et un brin  » ……l’avenir nous le dira .



 

Ceyzériat jeudi 30 Octobre 2025

 

Après des journées pluvieuses 21 randonneurs ont envie de prendre l’air et de se dégourdir les jambes cet après midi . Nous nous retrouvons sur la place de la mairie de Ceyzeriat et descendons dans les rues du vieux village en tournant le dos aux roches de Cuiron . De nombreuses façades sont décorées sur le thème d’Halloween à l’initiative du Sou des écoles . Nous passons devant le clocher tors (l ‘Ain en compte 2 avec celui d’Attignat ) et bientôt nous abordons une montée abrupte dans les bois qui nous emmène sur les hauteurs de Revonnas .

La longue colonne s’étire sur ce sentier étroit et humide recouvert de feuilles ; il faut faire attention aux racines et aux cailloux . Nous reprenons notre souffle sur le replat et débouchons dans les prés qui longent la voie ferrée des Carpates et la route d’Hautecourt . Le hameau de Senissiat ( commune de Revonnas ) avec ses vieilles maisons en pierres qui ont été restaurées se trouve sur notre chemin.Dans la cour d’une ferme nous découvrons des logements sociaux : c’est un clapier en béton avec des jolis lapins qui occupent les casiers ; nous les contemplons avec plaisir cela change des élevages de poulets .

A présent nous dominons la plaine de Bresse ; un ciel d’encre bleuté avec une blonde lumière illumine les monts du Beaujolais .Nous descendons sur Journans sur une petite route à forte déclivité qui passe devant la chapelle St Valerien entourée du cimetière .Elle date du 12éme 13éme siècle et était l’unique lieu de culte jusqu’au 17éme siècle ; trop éloignée du village et d’un accès difficile elle fut remplacée par l’église St Vincent située au centre de Journans .

Juste avant le camping (et oui!!!)nous empruntons un chemin longeant des vignes récentes et plus anciennes ( vin du Bugey) ; les raisins n’ont pas été ramassés mais ils sont trop acides alors nous continuons notre périple . Le sentier devient plus escarpé , nous regagnons la plaine . Des charolaises paissent tranquillement alors que 2 chevaux saluent notre passage par une cavalcade effrénée . Une dernière grimpette nous permet de rejoindre les hauts de Revonnas (900hab)

Des photos anciennes ponctuent les rues et nous plongent dans le temps ( mariage ,école, vendanges , vieux métiers ) et passons devant la Grillère ( maison bourgeoise )et la place du souvenir en hommage à la famille Fornier qui s’est illustrée pendant la guerre 1939 1945 .

De nouvelles maisons se sont implantées à flanc de colline : maisons contemporaines , en bois ,maisons bling bling ( villa Trump ! ) Nous empruntons la voie partagée jusqu’aux vieux quartiers de Ceyzeriat ; nous ne voulons pas louper la maison Halloween de Joris Scotti qui a fait l’objet d’un article dans le Progrès . Une multitude de créatures terrifiantes ont pris possession des lieux : frissons garantis sauf Anne qui a un coup de coeur pour un personnage squelettique .

Nous surplombons la cascade de la Valière et  regagnons le parking où des pâtisseries nous attendent pour nous remettre de nos émotions . Parcours de 11 km D 250m . A noter la présence de 4 amis du groupe des Baguenaudeurs  (marcheurs du mardi ) qui ont pu suivre la rando sans trop de difficultés .



 

Le Chatelet Jeudi 23 Octobre 2025

Encore une randonnée de secours en raison d’une météo incertaine ; des rafales de vent et des averses sont annoncées cet après midi . Alors adieu Germagnat et bonjour St Etienne du Bois . Les travaux , les routes barrées sont légion actuellement  dans l’Ain et nous n’y échappons pas . Nous sommes obligés de rapatrier notre lieu de ralliement sur le parking Nord de la base de pêche du Châtelet . 14 marcheurs partent confiants et désireux de partager de bons moments ensemble .

Le petit bief  du Tharlet crache une eau chocolatée et mousseuse(cappucino…) Nous quittons les zones urbanisées pour emprunter un chemin forestier tapissé de feuilles mortes mais à l’abri du vent . Une petite route nous conduit jusqu’au pont du Sevron   à proximité du moulin de Chaffoux . Nous traversons la voie ferrée  juste avant le passage de la micheline et nous montons sur la colline où la ferme éponyme ( élevage de vaches laitières ) domine des plateaux vallonnés de la Bresse . Par moment un rayon de soleil illumine les feuillages aux couleurs dorées et sublime les prairies verdoyantes , un petit crachin fait apparaître un soupçon  d’arc en ciel .

Un clocher pointe à l’horizon , c’est le village de Bény ( 780 hab ) , l’église St Vincent est imposante .Notre itinéraire passe par la route barrée des Blancs en raison de la réfection du pont  ( décidément ! ) ,tentons notre chance mais impossible d’enjamber le torrent . Nous rebroussons le chemin et  montons au manoir de Marmont . Magnifique bâtisse restaurée et classée aux monuments historiques . Des petites fermes jalonnent le parcours , un bouc en rut très odorant vient nous saluer .

Le temps se gâte , une petite pluie fine survient alors que nous nous engageons sur la trace rectiligne de plus d’un km dans la forêt du Châtelet mais nous sommes un peu plus à l’abri . Nous nous imprégnons de cette ambiance automnale humide , il faut quand même sortir les capes pour un court instant et redescendons sur le plan d’eau en observant des daims dans une propriété . Nous testons les agrès de l’aire de fitness et nous nous scindons en 2 groupes pour faire le tour de l’étang . Qui arrivera en premier ?  on ne saura pas  mais  les 14 marcheurs sont bien présents pour déguster le gâteau aux noix d’Anne et rentrons dans nos pénattes sous une pluie battante tout en observant une voiture  doubler toute une file par la droite sur la rocade….

Nous avons pu profiter du grand air et je pense que nous avons bien fait vu les prévisions météo du week end  .



 

Villereversure jeudi 17 Octobre 2025

 

Nous partons dans le brouillard à 13h et retrouvons le soleil dans la vallée du Suran ; ça fait un bien fou ! Regroupement à Villeversure Gare sur la place de l’école et de la mairie . Cette commune rurale de 1500hab est très étendue et comporte 9 hameaux . 22 randonneurs gais comme des pinsons animent les vieilles rues du bourg ( rue Tordue) et prennent rapidement des chemins agricoles jusqu’à Noblens .

Des bancs de brume se dirigent vers le relais télé de Ceyzeriat ; mais non le brouillard ne va pas nous faire un remake de la rando du Berthiand ! Nous préférons regarder la montagne de Grand Corent bien ensoleillée . Les maïs ne sont pas encore ramassés , les vaches sont au regain et les arbres ont pris leurs couleurs automnales : un petit paradis !. La grimpette qui suit nous réchauffe , quel plaisir de sentir les rayons du soleil sur nos articulations rouillées… . Nous nous engageons dans un sentier balcon en forêt le long de murets recouverts de mousses . Nous croisons la route de Grand Corent marquée encore par les trainées de freinage du rallye du Suran ( début septembre ) .

Nous continuons toujours en surplombant cette vallée verdoyante et c’est la descente sur la méga ferme de Curfin , joli hameau avec de belles maisons en pierres . Nous traversons la voie ferrée et tout en bas le Suran s’écoule paresseusement . Le pont érigé sous le mandat de Charles Martel ( pas celui de nos livres d’histoire mais le maire de la commune ) a permis de relier Curfin au hameau des Feuilles à la place du gué .

Aux Feuilles Johnny Halyday ( 1943 – 5 dec 2017 ) a sa place et nous salue :  » Ah que coucou  » ( marionnette des Guignols ) .Nous rencontrons 2 sympathiques ramasseurs de champignons et de châtaignes , ils viennent de la forêt de la Rousse ,leurs paniers sont bien remplis.

La conversation s’engage et se termine par : « si ça peut vous faire plaisir !  » ils nous offrent leurs champignons qui ,c’est sûr, finiront entre de bonnes mains ce soir . Un peu plus haut un cultivateur ensile le maïs avec une machine d’un autre temps,

Nos agriculteurs bressans sont interpelés car l’ensilage est interdit en zone Comté et demandent des explications : les vaches peuvent manger ce broyat dans les 4h , il ne faut pas de fermentation . La montée se poursuit le long de vallons encaissés , des montbéliardes se reposent auprès de leurs petits veaux . profitez avant que vous ne soyez confinés dans les étables en raison de la dermatose nodulaire !

Nous arrivons à Valuisant le bas et sa jolie passerelle sur le Suran , poursuite jusqu’au moulin de Mabertin dominé par un éperon rocheux . Nous franchissons un pont routier très étroit et nous suivons le gour du Suran sur un chemin au milieu de la campagne . nous quittons ce monde rural au passage à niveau et  déambulons dans le coeur du village aux multiples commerces .

Les gendarmes effectuent des contrôles sur la place , nous n’avons rien à déclarer à part de la coque ( 6 oeufs) et de nombreux gâteaux aux couleurs de l’automne ( marrons, rouges, jaunes ) tous plus bons les uns que les autres . Nous prolongeons cette fin de rando ensoleillée en bavardant mais déjà une petite fraîcheur nous rappelle que nous sommes mi octobre et qu’il faudra bientôt passer à l’heure d’hiver .



 

Les Eoliennes jeudi 10 Octobre 2025

Notre espoir de retrouver le soleil à Corlier s’est envolé au fur et à mesure de notre trajet ; la grisaille de Montcet s’est transformée en brouillard épais sur les reliefs . Le point de ralliement a lieu sur un parking sur la route de Lantenay et le brouillard  » pisse  » ce n’est pas très engageant mais il en faut plus pour décourager 15 marcheurs motivés . Le but de la journée est de parcourir le chemin des éoliennes de Corlier .

Nous commençons à monter sur une petite route goudronnée jusqu’à une plateforme où un forestier décharge des grumes à l’aide d’une méga  » pince à sucre  » , nous admirons sa dextérité . Nous poursuivons notre ascension sur un sentier caillouteux et humide , plusieurs arrêts sont nécessaires pour se regrouper et adapter notre habillement : nous n’avons plus froid ! . Soudain :  » elle est là !  » mais où ? devant toi  » c’est l’éolienne n° 8 . Une masse sombre fantomatique émerge de la purée de pois et en levant la tête on entraperçoit les pales du mastodonte . Le parc éolien a débuté en 2016 et comprenait 9 éoliennes ; 5 sur la commune d’Yzenave ,2 sur Vieux d’Izenave , 1 sur Cerdon , 1 sur Labalme mais en 2018 une éolienne d’Izenave a brûlé accidentellement (????) et n’a pas été remplacée .

Nous reprenons une large route ensablée dans la forêt créée pour la construction et la maintenance de ces aérogénérateurs . Le léger bourdonnement d’une éolienne monte au dessus des arbres mais nous ne voyons rien , et  continuons sur la piste jusqu’à la table de pique nique et au point de vue ! Pas la peine de dépenser de l’énergie pour monter au crêt de l’avocat 1050m ( 15 mn ) il n’y a  » point de vue  » . Les éoliennes c’est fini pour aujourd’hui , et dire que c’était le but de la rando !

Nous avons toujours bon moral et nous prenons plus de temps à admirer les sous bois . Un sentier humide et bourbeux nous réserve une surprise:une multitude de champignons multicolores ont poussé sous les sapins ou sur les troncs .A part les amanites tue mouches toujours aussi belles et toxiques nous ne les connaissons pas alors prudence mais nous ont fait oublier l’humidité ambiante . Nous quittons les sapinières pour les bois de hêtres aux couleurs mordorées sur un chemin plus praticable .

Mais toujours pas d’endroit propice pour manger , il est 12h45 ,et Miracle ! nous voyons apparaître en lisière de forêt une vieille maison abandonnée ; pas de volets , fenêtres vides , portes délabrées , on peut rentrer comme dans un moulin. Alors tels des réfugiés à la recherche d’un toit nous squattons l’écurie . C’est un hôtel 3 étoiles ( trous dans la toiture , toiles d’araignées ) les rebords des crèches et les bottes de foin moisies font office de sièges mais nous sommes à l’abri ( ambiance Halloween ) . Ah si les murs pouvaient parler cette ferme a sûrement vu passer des générations de paysans !

D’après la carte IGN,nous sommes à Chativonne et  sommes contents de retrouver un peu plus de clarté à l’approche de champs verdoyants aux alentours. Consternation de tomber sur un dépotoir clandestin ( machines à laver , camions nez de cochon) , quelques maisons en piteux états au carrefour des Combets et nous empruntons la petite route connue des cyclistes aux mollets aiguisés qui part du Val d’Enfer à Cerdon .

Au milieu de nulle part surgit le domaine de la Sauge (, tisanes , miellerie ) et un peu plus haut on va chouiner on est au lieu dit de Chouin ! une haute maison aux volets verts ( ancienne colo, aérium ?) a été transformée en gîte avec piscine , salles de réception, etc… c’est le gîte du Grand Dehors . Le brouillard continue de nous envelopper sur cette route communale étroite et de virages en virages nous nous élevons progressivement pour retrouver notre ami forestier qui transborde inlassablement les troncs de sapins à l’aire de stockage . Alors que nous rejoignons les voitures une petite éclaircie nous permet d’entrapercevoir la Combe du Val . Nous aurons fait acte de résilience pendant 15 km pour s’adapter aux conditions climatiques et néanmoins prendre du plaisir .

NB:infos sur LeGrandDehors

https://www.legranddehors01.fr



 

Berthiand jeudi 3 Octobre 2025

 

Nous quittons Montcet sous la grisaille , à Ceyzeriat nous plongeons dans un brouillard laiteux et dans la vallée de l’Ain c’est la purée de pois : ça promet ! mais dans la montée du Berthiand à 1km du col (780m) ,notre lieu de rendez vous , brusquement nous sortons des ténèbres .

Le soleil et une avalanche de ciel bleu nous aveuglent ; c’est violent il nous faut un petit temps d’adaptation . C’est bien connu , la lumière rend euphorique , les 21 randonneurs ont le moral au beau fixe en descendant sur une petite route et en apercevant la mer de nuages sur la Bresse , nous avons une pensée pour ceux qui vivent en dessous . La nuit a du être froide , les prés sont encore recouverts de rosée , les génisses et le taureau dégagent de la vapeur d’eau .

Le hameau de Mens , on prononce Mince, ( commune de Leyssard ) est encore endormi , petit moment d’inquiétude quand nous apercevons une bande brumeuse qui s’est échappée de la cocotte minute du côté de Poncin et qui s’élève à flanc de coteau . Nous poursuivons la grimpette jusqu’au relais hertzien et là ! malheur , un voile d’humidité nous enveloppe ; nous avons crié victoire trop vite . Nous assistons à une lutte entre la brume et les rayons filtrants du soleil mais peine perdue c’est la brouillasse qui remporte la bataille et qui efface le relief et les sentiers .

Nous progressons en lisières de forêts sur de larges chemins , les odeurs de mousses , de fougères et de résines de sapins sont sublimées par l’humidité ambiante. Nous découvrons le site des 3 puits romains de Vieillat à proximité de la voie romaine qui servaient à alimenter en eau le bétail . Nous ne nous attardons pas car une petite bise s’est levée et nous refroidit . Alternance de bois et de pâturages et nous voilà sur le site des marais des Lèches d’origine glaciaire sur 4 ha , des travaux d’aménagements ont été réalisés pour mettre en valeur la faune et la flore de ces milieux humides . Les tables de pique nique sont désertes alors qu’en 2020 nous avions eu du mal à trouver une place .

Aujourd’hui c’est une autre ambiance mais elle a son charme aussi . Des silhouettes fantomatiques empruntent les pilotis jusqu’au ponton d’observation à travers une végétation marécageuse . Les lèches ou carex en font partie . Un petit étang siège au milieu des tourbières et des joncs , il ne serait pas étonnant de voir surgir une créature légendaire au dessus des fumeroles . Nous revenons sur nos pas pour reprendre la direction de la fontaine Cabuche , ancien abreuvoir taillé dans la pierre alimenté par une fontaine à roue , roue qui a disparu !

Nous continuons jusqu’au hameau d’Etables commune de Ceignes , les premiers bâtiments se devinent dans la brume . En montant à la chapelle nous lions conversation avec des habitants très sympathiques et nous admirons une maison décorée avec des pots de fleurs peints et une autre bien fleurie . Déception la chapelle est enveloppée dans une chape de brouillard ! Mais où va t’on manger ? Le lavoir ? non il est trop exposé aux courants d’air ,ce sera pour certains le four banal avec bancs et plots à l’abri , il y a même un défibrillateur et pour d’autres les murs du cimetière car un halo lumineux perce le voile nébuleux et réchauffe l’atmosphère .

Soudain MIRACLE le brouillard redonne le paysage qu’il nous avait volé ; on découvre peu à peu les éoliennes de Corlier , l’aire de l’autoroute de Cerdon , Ceignes , Chevillard , les falaises de Nantua . La chapelle St Laurent (12 ème 13 ème siècle ) fraichement restaurée resplendit sous le soleil . Les travaux ont duré plus de 3 ans et ont couté 1 M d’euros . Tout ragaillardi par la chaleur et la lumière nous nous élançons en direction de Chapiat ( fontaine abreuvoir avec roue cette fois ) nous empruntons à nouveau les chemins forestiers ensoleillés en ligne de crêtes ; au loin on aperçoit les éoliennes d’Apremont , les monts Jura et le brouillard qui monte du pays de Gex .

Nous terminons la rando sous le soleil et un ciel bleu sans nuages et à travers des prés verdoyants ; les vaches en file indienne nous suivent de l’autre côté de la clôture ; la ferme des monts du Berthiand est déjà en vue et le parking est à 50 m . Le brouillard et le froid ne sont plus qu’un lointain souvenir , réconfort avec une profusion de pâtisseries et ce n’est pas fini un rendez vous est fixé à Ceyzeriat par Gilbert il tient à arroser son anniversaire . n’oublions pas l’essentiel nous avons parcouru 15 km et D+ 300m