Avenas jeudi 20 Août 2026

 

Levé à 6h.Ais-je la berlue,dans la pénombre des flashs dans les nuages!Un Ovni,un orage mais pas de tonnerre.Ouf,je ne suis pas le seul car l’ouvrier communal le constate aussi:ce sont des éclairs de chaleur!Que nous réserve ce phénomène météo dans le Haut-Beaujolais pour cette journée annoncée plus fraiche.Direction plein Ouest pour les 7 marcheurs et dès la traversée de la Saône à Dracé on tombe sur des cohortes de vendangeurs déjà en pleine action.Avec ces quelques degrés en moins,le raisin n’attend pas pour être cueilli avec en toile de fond le relais ORTF du Fût d’Avenas.Ce pylône situé à 762 m d’altitude est le point de repère pour la population du secteur et c’est au pied de celui-ci que la sortie va se dérouler.

Là-haut,le parking bien exposé aux vents oblige certaines à mettre une petite laine.Il n’est que 8h,le chaud-froid nous guette mais de respirer cet air va vite redynamiser le corps à la prochaine grimpette!Nous déambulons à travers 2 haies de douglas,importés des USA vers le milieu du 19 ème siècle et qui font la richesse de ce secteur.Une descente à forte déclivité et le village d’Avenas est bien là avec son église du 12 ème,son gite et ses 150 habitants.Ici naissent les 2 Grosnes d’où le nom de la commune ainsi nouvellement nommée mais pas facile à situer sur les cartes IGN…En continuant de descendre le long de ces cours d’eau,au fond d’un vallon,au lieu-dit la Combe,le château de Sauzay se trouve sur notre chemin .C’est une seigneurie avec pigeonnier intégré datant du 14 ème qui appartenait aux sires de Beaujeu et était la demeure du « Bâtard de Thil ». Aller savoir pourquoi? En tout cas,pas de vignes mais des champs de maïs bien vert qui contraste avec les pâturages complètement grillés aux alentours.Le chemin forestier qui borde la route du col de la Crie débouche sur des cantons de bois de toute beauté et dénués de toute attaque du bostryche ,c’est un vrai plaisir de randonner dans ces contrées…

Midi approche et la théorie voudrait que l’on déjeune à la Croix de Rochefort.La signalétique nous annonce 500m.Une paille!Sauf que la montée va être raide avant de déboucher sur le terre-plein.Le point culminant est atteint avec vue imprenable à 180° et table d’orientation à disposition.Roger reconnait du premier coup d’oeil Beaujeu, lieu où avec ses copains d’enfance,ils leur arrivaient de faire la tournée des caveaux le dimanche.

La route serpente de Belleville au col des Echarmeaux pour se diriger ensuite vers le Roannais.L’endroit idéal pour pique-niquer serait au soleil à l’abri du vent frais bien présent.A travers les rochers l’affaire est conclue,sauf que les nuages assombrissent le tableau avec la vue qui reste imprenable sur les Mts du Beaujolais vert.

Pas de sieste d’autant plus qu’un quad vient faire diversion.A son bord,un couple avec la passagère qui tient entre ses jambes un enfant en bas âge.Casqué certes,mais vu l’état de la trace parcourue avec des gros rochers,des ornières,des pierres instables et autres racines apparentes,même pas peur de se renverser!A notre tour de tester la descente et de rentrer sans bobos aux voitures.Les pièges sournois ont été évités,la chaleur retrouvée et le plaisir de se retrouver à la Terrasse pour aider Chantal à passer avec brio un nouveau cap.Et merci à elle…




 

Le Mt Nivigne jeudi 6 Août 2026

 

Bis repepita avec la canicule et plutôt que s’écrouler sous la chaleur suffocante de l’après-midi,autant se dégourdir et entretenir sa condition physique le matin et si possible en sous-bois.Et tout ça avec un programme light en allant pour la 1ère fois sur le « toit »du Revermont,le Mt Nivigne qui culmine à 768 m.Plusieurs itinéraires pour s’y rendre:par Cuisiat,Pouillat,Chavannes,Treffort…Pour nous ce sera depuis Rosy,en contre-bas du château propriété des chasseurs où se déroule la formation et l’examen pratique du permis de chasser avec la route qui fait cul de sac à l’écart de toute civilisation….

Nous serons 14 à arpenter ces chemins empierrés ,un chiffre satisfaisant pendant les vacances d’été qui n’en sont plus vraiment pour nous…Parmi les « invitées »,une « Fleyriatie »croisée dans les couloirs de l’hopital et habituée du secteur!Christian nous met en garde : au printemps les forestiers avaient ravagé les sentiers qui étaient devenus impraticables…rappelez vous la descente du col de France ce printemps!

Nous empruntons une petite route confidentielle jusqu’à Ceillat et sommes vite dans le bain .Les filles qui avaient trouvé le temps du matin frisquounet commence à poser des couches….Le petit torrent qui descend de la montagne est bien sec,les débardeurs ont bien nivelé les profondes traces alors il suffit de se concentrer sur son souffle en poussant sur les bâtons! Quelques troncs entravent encore le sentier qui aurait tendance à disparaitre et après un petit moment d’hésitation,un fléchage blanc et vert,qui ne date par d’hier,nous remet sur la bonne voie.

Méfiance,le passage,même s’il est entretenu ,reste piégeux avec des branches de buis récalcitrantes,,des restants de souches bien cachées ou alors des pierres qui roulent sous les chaussures.La végétation environnante est « flape »,roussie et craquer une allumette provoquerait une catastrophe! à coup sûr!Nous longeons le chemin qui surplombe des falaises bien protégées par les taillis avec quelques belvédères nous permettant de découvrir l’envers du décor.De la croix de la Dent jusqu’au Mt Myon en passant par le relais ORTF,les tulipes de St Rémy,les Pilles,la Grange du Pin et au loin la ville de Mâcon!De nombreux poteaux indicateurs se dressent sur notre passage et l’un d’entre eux n’incite guère à ce que le groupe me suive…Grotte à l’ours 2 mn!Lieu mythique?Nous ne serons pas nombreux à nous y rendre ou plutôt à faire une désescalade en pèlerinage:souvenirs d’une galère,d’un bivouac,d’une remontée avec un vtt sur l’épaule….

Encore quelques centaines de mètres et nous atteignons enfin la pierre géodésique du Nivigne.Ce site a été construit en 1907 à la limite de l’Ain et du Jura.Cette construction en brique servait à mesurer les dimensions de la Terre pour la cartographie militaire et était ensuite un lieu de repère pour les maquisards.En mémoire à la résistance dans ce secteur,un circuit dédié a été créé récemment!La longue descente finale est amorcée,le soleil cogne et les nombreuses coupes blanches ne nous protègent plus .

Et certains pieds « s’électrisent »;alors une halte est la bienvenue même proche du but…Une petite remontada et l’on retrouve nos voitures en plein cagnard.Ni une,ni deux elles seront vite déplacées à l’ombre sous des noyers avec pique-nique à proximité.Chacun s’étale à sa guise,3 bouteilles de rosé au frais dans les glacières feront l’affaire sans compter que Pagneul,à cours d’eau,peut remercier Christian et Françoise de leur bienveillance!